Ici la terre  la terre entière  – Acte 2

ou

une sorte de métaphore comme la (planète) terre

 

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TADAM .. voici la terre… la terre toute entière, le jeune homme, d’un coup d’un seul, leva la cape, les cheveux encore mouillés et le nez toujours bien rouge et douloureux de la méduse qu’il s’était pris dans la figure pendant le chemin du retour. Dans la mer,  les vagues le maltraitaient déjà beaucoup, il avait bu trois fois la tasse le temps de l’expédition, il nageait en hâte vers la rive et paf ! Encore une vague qui lui mit la tête sous l’eau et paf ! Une méduse sur le nez. Wah « ça fait un mal de chien » il ne cessait de répéter. Et tout ça, c’était pour voir la terre.


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Voir la terre entière, comme dans un tour de magie dont on ne sait pas vraiment si c’est juste un peu d’embrouille, un truc d’hypnotiseur, peut-être même de charlatan certains disaient. Ou s’il se passe vraiment quelque chose, du genre on va la voir vraiment la terre !

Comme si, habillé en cosmonaute, on partait dans l’espace avec une sorte de ces fusées construites au nucléaire, d’où on voit la terre tout en flottant, attaché à cette espèce de cordon qui nous empêche de disparaître dans l’espace ;  mais lui, c’est dans la mer qu’il flotte et pas très bien je vous l’accorde. En ce qui concerne la fusée, la sienne a la forme d’une soucoupe, et il paraît que ce n’est pas avec le nucléaire mais avec la télépathie qu’elle fonctionne, mais la soucoupe c’est pour son prochain tour…

Car là c’est encore plus fort,  c’est  la terre entière qu’on va voir,  la terre entière sur la mer.

Le public en attente… La cape se lève.

C’est qu’en plus de cela, il a fait ça avec une équipe, une extraordinaire équipe,

car bien sûr il faut beaucoup d’esprits pour faire voler la terre sur la mer.

Son équipe, il tenait à la présenter car, il faut bien le dire d’abord, c’était une sacrée équipe et puis, comme il le répète souvent : ces choses sont drôles seulement parce qu’on les fait à plusieurs.

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Voici la fabuleuse équipe d’ici la terre

Manque de bol pour la présentation, le premier de l’équipe : Félix l’aventurier a fini par vraiment le prendre le bateau et il est quelque part entre Bali et la Malaisie, sur le ciel ou sous la mer, peut-être au sommet du Mont Kinabalu m’a-t’on soufflé. Lui, son truc, c’était l’organisation et puis l’énergie. Celui qui mettait le réveil à 4h30 et qui criait : « Debout on y va ! On doit être  descendu de la montagne avant midi ! » Et parfois clic il prenait une photo, qu’on peut aujourd’hui apercevoir dans l’exposition ici la terre.

Dans l’expédition, il y a Tom son frère, il se lève moins tôt, mais il est indispensable sur les manips de mousquetons, assurer le bras pour ne pas qu’il cavale toute la vallée. Et Audric son ami, prêt à percer la montagne autant de fois que nécessaire pour fixer les pitons auxquels tous les quatre allaient confier leur vie.

C’est avec cette première équipe qu’ils ont pu gravir les plus hautes montagnes des Alpes, et une autre moins haute mais tout aussi singulière où ils ont pu, bravant la neige et le vide, accrocher ce geste amoureux, ce bouquet de fleurs tendu vers le ciel au-dessus d’une terre au paysage des plus extraordinaires.

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C’est donc ces quatre là, (et aussi Catia et Quentin, fins vidéastes pour la documentation) qui se sont suspendus dans le vide, perforeuse sur batterie Makita à la main, et ont percé un gros rocher un matin de janvier, scellant ce bronze  dans la montagne.

En voiçi le teaser

Il se trouve qu’avec Célia, il avait fait déjà une tentative pour accrocher ces fleurs dans le ciel, mais la gravité les avait attiré sous la mer. C’est sûr qu’il ne faut pas être très malin pour croire que lorsqu’on saute dans le vide avec un bouquet de fleurs, elles vont rester dans les airs. Les fleurs sont légères mais subissent elles aussi la gravité, c’est Newton qui nous le dit, P=MG. Et le fait d’être nu n’y change rien!

C’est pour cela qu’ils ont du trouver un stratagème plus perfectionné pour fixer ces fleurs dans le ciel.

Le stratagème c’était cette expédition, accrocher son bras tendu en haut d’une montagne tendant des fleurs à l’immensité.

Bon…Les fleurs fanent vite et s’envolent, certes, mais c’est déjà un temps plus long que celui d’un saut et puis surtout le geste reste, et puis l’histoire reste , et tous les randonneurs alpinistes avertis, pourront, s’ils ont une corde et de bons mousquetons, y placer de nouvelles fleurs.

 

Même après avoir fixé le bras, ce que lui et son équipe n’hésitaient pas à qualifier de haute technologie poétique, il repensait au saut dans le vide fait avec Célia et se dit: « au fond, on en est sûr que, quelque part on ne sait pas trop où, le bouquet il est toujours accroché dans le ciel. »

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marche sur horizon

Voilà ça c’est: ici la terre, le nom du premier projet. Un projet amoureux et sincère qui a pu exister grâce à cette équipe, à l’autre partie de l’équipe qui arrive dans la suite de l’histoire, et vous tous, qui nous avez soutenu par télépathie ou par d’autres moyens.

ici la terre,

Car ce nom ici la terre, c’est quelque chose ! C’est un nom fort, qui contient un secret que je n’ai pas encore découvert ! Je sais juste que le nom vient d’un autre texte publié un peu plus tôt, soufflé par Joseph Mouton, il est fort pour trouver les titres Joseph ! C’était à l’époque où on  essayait tous  de réparer un réseau transmission de pensée à grande distance afin de retrouver la mémoire perdue dans la sphère des idées.

Ah ! La télépathie, ça c’est sûr ça fonctionnait, comme un subtil équilibre entre la chose fictionnelle, la chose réelle et la chose poétique… mais ça c’est une autre histoire.

Ensuite il y a le grand Tristan Blumel qui entre en jeu, lui c’est un poète, lorsque qu’il fait un spectacle on le présente comme ça :

N’a qu’une voix mais beaucoup de mots, qu’il crache et lance au sol. Les mots s’enfuient et ne reviennent jamais. Mais Blumel s’en fout, il en a toujours plus.

Il n’était pas là pendant l’expédition, c’est un bordelais, il devait être assis à Bordeaux sur son bureau portable avec sa machine à écrire dans une rue, et vendre des poèmes aux passants. «Pour cinq euros je vous écris un poème ma chère.»

Il n’était pas à l’expédition mais c’est un peu comme si, car on a fait un livre ici la terre, et c’est Blumel qui l’a écrit, qui l’a raconté à sa manière, une manière de poète en quelque sorte. « En fond, il s’opère une transaction, un secret échange de douceur, entre le banal et l’extatique. » nous dira-t-il.

J’en profite pour vous l’annoncer, je ne sais pas garder de secret, Blumel sera là le vendredi 25 septembre 2015 à 18h!

Enfin c’est Diamètre qui arrive dans l’histoire, parce qu’il faut bien la mesurer la terre.

Diamètre c’est facile vous devez avoir leur logo en haut ou en bas du texte, c’est une association.

Parce qu’il fallait bien la raconter cette histoire, Diamètre nous a trouvé un lieu dans leur belle ville de Paris, et organisé un vernissage le 24 septembre 2015 à Clignancourt. Venez nombreux !!

Dans Diamètre, il y a Camille, c’est elle qui lui a proposé de raconter cette histoire et d’organiser l’exposition : super commissaire sortie tout droit de l’École du Louvre.

Il y a aussi Andy, c’est lui qui prête son appartement à Clignancourt, et Manon, et tous les autres dont je ne connais pas les noms. En tout cas, ça à l’air d’être dynamique comme association.

On y est presque, Jean-Pierre et Éva règlent les derniers détails logistiques, caisse en bois pour transporter les photos etc..

Lui et Célia finissent de peaufiner leur technologie poétique, ils détiennent ensemble le secret de l’envol de la terre, et deux trois autres aussi qu’ils ont mis au point sur une plage naturiste, la même où il a vu s’envoler la terre. Il paraît que sur leur dernière photo, la poésie est partie en vacances. Et bien ils travaillent sur une sorte de particule de gravité poétique pour la faire revenir.

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TADAM la cape se lève… Allons nous voir la terre?

Mille neuf cent deux

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Le jeune garçon piqué par les méduses 

Voilà une sorte de métaphore comme la (planète) terre.

On attend encore les photos d’expositions de Diamètre, mais l’exposition n’est qu’un passage.

C’est une métaphore qui grandit, se transforme dans le futur, le passé, qui crée des soucoupes volantes et technologies télépathiques.

Si vous revenez sur cette page dans une semaine il se peut que plus rien ne soit pareil. Comme le dit Tristan, cela suit un rythme qui suit la vie, suit le rythme qui aime la vie.

Nous sommes la vie.