La cause du dire

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Chapitre I : La cause du dire

On ne dit pas ce que l’on veut, on dit se que l’on peut, on séjourne avec nos mots loin de ce dans quoi nous sommes jeté, de ce que nous voulons absolument dire. De notre choc permanent avec le monde, avec le sensible, de ce choc qui revient éternellement se cogne notre pensée et éjacule notre dire, cette image, ce qu’on à volée à la chose qu’on s’empresse de dire temps qu’on peut, autant qu’on le peut. De ce choc originaire avec le monde, de notre accident naissent les mots et le possible de notre dire. Qu’est ce d’autre qu’il n’y ait en nous, si cela n’est dire ce qui se dérobe au devant, ce qui nous fait disparaitre. L’accident duquel nous somme les témoins et les acteurs. L’accident qui une fois en nous nous empêchera de dire quoi que ce soit. Cet accident qui se dissimule en chaque perception, ce laisse reconnaitre au plus profond de chacun de nos souffles, nous ôtant à chaque fois la chose à la seconde où l’on cru la touché.


C’est une seule chose qu’on ne peut apercevoir qu’au travers un million, chaque phrase chaque image n’est qu’un chemin et pas toujours le plus court ou le meilleurs pour la designer. C’est du choix que résulte ce chemin et ces impasses absurdes, chaque choix n’est qu’une tentative, et même toute notre tentative de décrire ce choc avec la chose. Mon personnage c’est moi qui tente par des détours, des mésaventures, des obstacles, et harmonies narratives de dire une chose. Mon personnage c’est le mot qui remonte jusqu’à moi et manque de me faire mot. Mais encrée dans ce déterminisme, dans ce corps qui est mon possible et ma limite je ne peux que m’efforcée d’entrechoquée les mots qui structurent mon rapport aux choses, de les réchauffés, tenir cette chaleur, d’en faire mon chemin, d’en extraire un sens. De dire pour ne pas devenir maux. Mais le corps nous le savons s’essouffle à vouloir faire tenir la multitude des mots, des concepts, des situations, des accidents, à l’intérieur de l’unicité des choses. La construction de notre discours ne rêve que de rapprocher sous la même phrase, de souder sous la même durée la totalité des phénomènes mondains afin de retrouver l’un dans le multiple. Car à chaque instant de notre flux de conscience, une intuition nous ait donnée, cette intuition n’est autre, que la vision du lien entre les choses.
Et de toute nos forces, de tout nos muscles, nous tentons ces liens, nos osons ces liens, nous tentons d’articuler notre intérieur, de l’arranger combattant avec de piètres outils l’entropie grandissante inéducable jaillissant chaque seconde de notre plus intime sentiment.
Nous voilà à vouloir bouchée un geyser avec des mains trouée
sans jamais atteindre ni voir la source. Mais la source est une et c’est cela notre espoir, c’est peut-être précisément d’ici que le mystique tire sa foie, que derrière nos gueules encore éclaboussé des perceptions que nos mains trouée parviennent peinement à diminuer le choc, il y une seule chose qui lie toutes nos représentations. C’est dans cet engouement magique que nous avons construit Babel.
Mais notre force est humaine, nos muscles ont besoin d’oxygène et d’évacuer à leur tour l’entropie que leur action a fais naitre. Le mot qui fut enfin adéquat s’écroule et comme un épicentre métaphysique communique sa fréquence chaotique à toute la structure de la tour, celle-ci tremble, entre en résonances, chaque partie de l’édifice, chaque structures semble dire et répéter sous ce seul mot la totalité de la tour qui devenu mots, s’effondre. C’est dans cette angoisse terrible que Babel fut détruite. La première fois que le mots quitta la chose l’homme naquit.
Le temps passe et je sais qu’arrivera cet instant dans cette soirée ou ma volonté d’écrire s’amenuisera qu’il me sera important et profitable de refermer ce carnet et de m’endormir. Même si je constate l’absence de la fatigue, je la sais indéniable, ma petite mort, sa présence en puissance est cela même qui me frappe, m’éprouve maintenant et finalement rend possible de cracher mon dire. L’entropie qu’elle procure m’oblige de ranger l’extérieur, m’oblige à laissé empreinte à ma pensée. Ma petite mort est ma grande mort. Cette échéance local contient mon échéance global.
Nous voilà dans une étrange situation, à chaque seconde naissante en confrontation direct avec l’événement de tout les événements, car c’est bien lui qui force ma concentration, qui tourne le sens de mon être vers l’écriture, comme la douleur que procure l’acide que contient notre sang qui tord nos muscles les engrenants dans un mouvement vital, poussant le corps à avancer. Mais à avancer librement, et c’est cela même le miracle!
La fatigue et l’entropie bouscule mon corps. Je respires plus profondément, je respires au plus profond des mots. Je découvre des ellipses et des omissions, le mot me signale une erreur, un manque et un lien crée à même cette erreur. Qu’est ce que ce lieux contre lequel ma pensée cogne et saigne, procurant d’innombrables images. Les saignements pensifs sont nos images paralysantes, et le mot est le pansement formel qui les épousent. Comme une violante hémorragie
cérébrale qui se déverse à flot et vient soulager les brûlures de nos perceptions dont elle est elle même issus, ce lieux ou la matière et la forme sont le couteux et la plaie en friction. L’entropie détruit mon entendement à mesure qu’elle s’encre en ma chaire détourne ma pensée des profondeurs temporel du langage en éprouvant sa douleur au devant d’images toujours plus forte toujours plus en phases avec se qui semble être l’altérité de la pensée, les mots nous manques, les hallucinations apparaissent, chaque image qui se présente prend la place de la chose et ses attribues rationnelles, c’est comme si la substance interne du concept était faite d’émotions de couleurs de perceptions qui dégoulinent de ses pores en tractant nos yeux contre ce ruisseaux pensifs, des organisations géométrique quasi vivante dévisages nos âmes fessant mine d’oublier que le fleuve sans nom dans lequel elle s’écoulent ne touche pas les mots, plaquant sans distance les motifs flexibles au devant d’un lieu sans chaire et pourtant d’une immense profondeur abritant dans une obscurité totale les créatures les plus étranges, gardiennes d’une des portes les plus infranchissable, des plus invisibles. Nous voila en face des gardiennes de l’abstraction pure, elles se cachent de leurs corps, de leur yeux, en nous fixant nous hypnotisant, nous empêchant même de vouloir réchauffer ces mots qui nous y conduisent.
Mais c’est par la perception qu’on essai de dépassé la perception, et c’est donc notre oeil même qu’on voit dans les profondeurs sans lumières des mers, dans les plus lointains espace
. L’observant, nos hallucinations apparaissent à nouveau, de nos pas vigoureux armée de notre dire nous approchant la chose, ceci est encore notre épopée, dans la boue et contre vent et marais nous voyant au loin les château-forts, nous levons contre la gravité nos lourdes épées qu’on soutient au maximum de nos forces, c’est alors qu’à mesure de nos pas nos bras nous brûle, piégé par l’espace, la chose agit à distance son crachat pénètre nos corps ôte la vigueur de nos muscles. Nos idées disparaissent, les images changent nos mots, les transformants jusqu’en nos corps, et c’est a nouveau l’entropie qui grandie, qui nous détourne des batailles sanglante qu’on s’apprêtait à vivre et en nous amène subtilement rejoindre les autres boire un café, comme une idée quelle a fait grandir en marge des mots. Tout est calme à présent, il sont plusieurs de mes amis autour de la terrasse du café du port, j’ai pourtant du mal à les reconnaitre.
On parle de notre départ avec impatience, le bateau lève l’encre tout à l’heure, le capitaine prononcera bientôt son discours. Ce bar ne sera bientôt plus qu’un mirage comme les ondes résiduelles d’un écho lointain que nos satellites ont pu capter de l’origine des temps, comme ci la cause incarné partout dans nos perceptions projète dans un arrière fond de nos esprits le fantôme de l’éden perdu et celui de la terre promise. Le bateau deviendra notre monde et le large notre cosmos; nos maisons, nos vies, ce bars, la terre elle-même se transformera en un mythe transmis par nos ayeux. Et c’est dans le brouaa des conversations une phrase émerge et viens percuter une dernière fois mon entendement « Le langage a toute puissance » L’écho me berce, mes yeux sont fermés depuis longtemps, je m’endors enfin.