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Dossier de presse – Tout autour, l’eau

Sisyphe Collectif III, 2021

 

 

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter Tout autour, l’eau, première exposition personnelle de Benoît Barbagli à la galerie.

Benoît Barbagli a une pratique artistique protéiforme, il tire ses œuvres de la nature. Il se questionne sur l’éthique de l’image et l’empreinte qu’elle laisse. Dans les images de l’artiste, prises le plus souvent en milieu naturel et en collectif, se reflètent le partage et le lien privilégié qu’il entretient avec son environnement. Il collabore depuis 2018 avec le collectif PALAM (du latin « en présence de ») dont il est un des membres fondateurs.

Pour Elodie Antoine, historienne de l’art, « l’œuvre de Benoît Barbagli interroge les possibilités contemporaines d’une écriture photographique à travers la performance. Il nous propose un récit photographique dont le sujet demeure énigmatique.
Qui en est le narrateur ? L’auteur, les performeurs ?
L’artiste semble volontairement brouiller les pistes laissant au regardeur la place que Roland Barthes offra au lecteur – Le lecteur nait de la mort de l’auteur.

Les univers aquatiques mis en scène par Barbagli nous renvoient à des états et des formes primordiales – le liquide amniotique, le cercle, dans lequel viennent se mouvoir et se lover des corps dénudés. Un corps à corps avec la nature, un état ancestral de l’homme dans son lien étroit et privilégié avec les éléments : l’eau, l’air, la terre. Des éléments auxquels ses sculptures viennent se faire l’écho – de la courbe de la montée des eaux à l’expansion de la vie depuis la naissance de l’humanité en passant par les variations des températures terrestres. Les œuvres photographiques et sculpturales de Barbagli questionnent notre être au monde, ses mutations et ses métamorphoses, ses possibles alternatives aussi. »

 

Dossier de presse à télécharger (PDF) :

DOSSIER-DE-PRESSE

 

Photographies de l’exposition (qualité HD):

PRESSE

 

LE GRAND BENOID

Le grand Benoid est un programme d’IA construit grâce à un api d’Openia qui permet d’inventer et de décrire en collaboration avec le programme une œuvre d’art.

Il ne suffit d’écrire une série de mots-clés, et de co-signier ta création.

Le programme est encore en Beta.

Middle FINE

Recherche mixes en création assistée par réseau de neurones

 

 

Instagram account :  @mid_fine

 

 

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Originale, Eclaircie, 2021, 65x 54 cmvisuel3D
Originale, Le rocher de Ponte-Leccia, 2019, 92 x 75 cmvisuel3D
uvre originale, Calme, 2021, 200 x 50 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame d Amirat, 2016, 260X190 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame damirat IV, 2018, 195 x 130cmvisuel3D
uvre originale, Eteindre le feu III, 2020, 146 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La tempte, 2018, 162 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D copie
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D
uvre originale, La voix oceanique, 2021, 180 x 285 cmvisuel3D
uvre originale, Lempreinte de Shiva, 2016, 195X130 cmvisuel3D
uvre originale, Naissance dune vague, 2021, 162x54 cmvisuel3D
uvre originale, Paysage vertical, 2019, 80 x 40 cmvisuel3D
uvre originale, Soleil Maritime, 2021, 219x92 cmvisuel3D
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Un jeté d’encre d’une falaise sur une toile en contrebas.

La chute de l’encre et l’aspect du sol forment l’empreinte de cette terre verticale qui capte de la montagne son vertige et sa chute, son temps géologique et son espace sans limite.

La réalisation de la toile est aussi prompte que la chute d’une dizaine de mètres que mettent quelques gouttes de charbon mélangées à de l’eau.

Avant d’être une oeuvre, Ecotopia ce sont de nombreuses marches, en solitaire ou avec des amis à travers la montagne. Des nuits passées à habiter la nature, sous les étoiles, réchauffés par un feu de camp.

Des falaises escaladées des heures durant, pour qu’une fois au sommet, en seulement quelques secondes, un jeté d’encre vienne recouvrir une toile en contrebas.

Excepté la toile de lin elle-même, les matériaux qui la composent proviennent de la marche, l’encre est créée au lendemain des nuits passées dehors, avec les cendres concassées du feu de bois, auxquelles s’ajoute une sève servant de liant.

La montagne fertile donne naissance au substrat qui se dépose sur la toile, le bois qui grandit sur celle-ci devient charbon, puis encre.

Cime de notre Dame d’Amirat VI, Amirat, Alpes-Maritime Encre au charbon sur toile, 116x81 2018

Vue du high camp du Thorong Pass 5000m

 Annapurna

 

La première marche d’Ecotopia et non des moindres, à eu lieu en 2016 au Népal, lors d’une marche solitaire autour de la chaîne d’Annapurna, le second massif de l’Himalaya.

Après plusieurs jours de préparation dans la ville de Phokara, je finis par trouver les éléments nécessaires à la création de la toile en haut du Thorong Pass : La toile de lin elle-même, un mortier, un tamis pour concasser le charbon et bien sûr l’équipement nécessaire à un trek en haute montagne.

15 jours de marches au coeur des montagnes, les toiles dans le sac, le soir chauffé feu de bois, le lendemain matin nous concassions* (tu parles d’une marche solitaire mais là tu parles au pluriel) le charbon pour en faire de l’encre. 

Mille falaises, cascades, rencontres eurent lieu durant cette marche, ceci fait (?) sera compté dans un autre livre.

Au dixième jour, j’arrivais aux basecamps du Thorong pass, à 4500m. 1000 mètres me séparaient encore du pass à 5500m, la journée devait être de 8 heures de marche, avec environ 50% d’oxygène, chaque pas était une épreuve et une jouissance à la fois.

Pour rajouter de la difficulté à cette marche éprouvante, cette drôle d’idée d’escalader le point le plus haut (?) que je trouvais pour y jeter ce charbon mélangé à un peu d’eau. 

Le groupe d’amis que j’ai rejoint deux trois jours au paravent ne pouvait m’attendre, peur d’arriver pendant la nuit, ou d’être bloqué au sommet.

Je portais avec moi depuis déjà 10 jours cette toile et des bocaux de charbon en poudre, je ne pouvais abandonner ici.

Légèrement au-dessus du High camp aux alentours de 5000m, après déjà 2 longues heures de marche, je vis une falaise qui surplombait l’ensemble de la vallée.

La toile déposée sous la falaise, j’escalade comme je peux ce grand rocher. Quelques flocons de neige commencent à tomber, les premiers depuis le début du trek, la montagne tente-t-elle de parler ?

Annapurna est pour les Népalais la demeure de Shiva. Il m’a souvent plu de penser que ces toiles capturaient quelques fragments de Shiva elle-même.

En équilibre dans le vide, seul à des kilomètres à la ronde, non sans difficulté je réussis à jeter cette encre. 

Il y a souvent dans mon ressenti un « tout ça pour ça ».  Voici une tache d’encre que j’aurais pu faire dans mon salon à 10000 kilomètres d’ici.

Mais c’est autre chose que de simple tache dans un ordre assemblée que contient cette toile. C’est même davantage que mon voyage,  ma marche, mon escalade, ma performance, c’est autre chose que mes singularités propres, ma sensibilité et mon style. C’est autre chose que moi.

Je suis un simple prétexte, le sherpa de la montagne, qui lui a apporté sa toile et son encre pour qu’elle puisse se dessiner toute seule, nous raconter tout cela au travers de son dessin.

Je replie délicatement les toiles, et continue le voyage sous la neige.

*Fréquemment sur le chemin je rencontrais des voyageurs, qui réalisée la même ascension que moi, ce matin là j’étais avec Léa

Les Alpes

 

Ecotopia a continué en France au travers de l’escalade de montagnes du massif du Mercantour et dans les pré-Alpes du sud, non moins périlleuses.

Vision du sublime chez Kant, la montagne excède la capacité de l’esprit humain à la penser, à la représenter. C’est ainsi que le geste de l’artiste disparaît pour laisser les singularités formelles de celle-ci s’exprimer.

Dans un élan zen méditatif, elle rappelle la démarche des calligraphes qui cherchent dans leur geste le sentiment de vacuité.

Conquête performative d’un sommet, les toiles d’Ecotopia deviennent une synthèse forte entre la marche en nature, l’escalade des falaises et la montagne elle-même.

Il y a beaucoup de lieux parmi ces montagnes que je nome Ateliers, non pour les considérer comme des lieux où l’artiste maitrise le processus de production de ses oeuvres, mais bien davantage comme lieux où la montagne travaille, fait oeuvre jour après jours. Moi-même je ne fais que passer, revenir, y  vivre quelques jours.

À nouveau « je » suis un prétexte, un outil que la nature utilise comme bon lui semble pour produire ses oeuvres.

Notre-Dame d’Amirat série forme de la montagne Notre-Dame d’Amirat , Amirat, Alpes-Maritime, 2016 Caisse américaine bois noir 195x130 cm

La mer

 

Au bout des montagnes, la mer, en 2019  Ecotopia cherche toujours à faire parler la nature à sa place, et continue par explorer les rives rocheuses, lisière entre terre et mer. D’un geste similaire à celui de la montagne, un jeté d’encre d’un point en aplomb sur une toile déposée sur la rive s’écoule et prend l’empreinte de celle-ci.

La mer à son tour qui vient au rythme des vagues participes au dessin de la rive, le recouvre, le dilue, le violente parfois, la toile devient cette collaboration en la terre et la mer.

Dans chaque toile, il ne reste de l’artiste que son corps marchant, pénétrée par la nature l’environnant. La toile est en quelque sorte son retrait, sa disparition. Ces choix semblent importants, telle ou telle montagne, telle ou telle rives, mais ils ne sont rien. C’est la montagne, le rivage et la mer qui dessine, les artistes se retirent de l’avant poste de leurs oeuvres, ne participant, tout comme le regardeur, qu’en ce qu’ils se reconnaissent en la nature.

Paréidolie, coïncidence, les premières de ces toiles laissent inexorablement apparaitre le dessin d’une vague.

La Vague série La forme des mers, Saint-jean-Cap-Ferrat, Alpes-Maritime Encre au charbon sur toile, Tryptique, 114 x 240 cm 2019

Écologie

 

Si la technique peut justement faire penser au dripping, jeté d’encre sur une toile, elle se différencie, voir s’oppose quant à ce que l’oeuvre capte. 

Alors que le drippings capte l’énergie de l’auteur, son dynamisme, sa présence, Ecotopia est davantage un retrait, pour laisser place à l’environnement. Si des traces de geste apparaissent, elles ne sont que résiduelles.

L’art moderne, a amené jusqu’à son paroxysme l’avènement de l’individu, ces qualités propres, sa différence, son ego. Même le Land Art des années 70 ne fait pas exception, l’homme dans la nature, l’homme qui sculpte la nature.

L’individu c’est ce que nous tentons de dépasser, et notre stratégie c’est la nature. Ce que fait Ecotopia, c’est considérer le corps agissant non plus comme un individu ayant ces singularités et mode d’expressions propres, mais comme partie d’un ensemble, les corps sont dans un environnement naturel, ils deviennent partie intégrante de celui-ci.

Le second défi de ce dépassement, c’est le collectif, l’écologie sans le collectif achoppe.   C’est ce vers quoi se tourne Ecotopia, et ce qu’il va tenter de construire à présent.

Forme de la Nature I Serie Forme de la nature Alpes-Maritime , Notre Dame d’Amirat , 2016 Tirage photographique 34 x 55 cm

Tout autour, l’eau – Galerie Eva Vautier – Novembre 2022 – Janvier 2023

Photographie: Sisyphe collectif III, 2021, © Benoît Barbagli, Participants : Aimée Fleury, Diégo Evrard

Tout autour, l’eau

 

Exposition du 26.11.2022 au 14.01.2023

Vernissage le vendredi 25 Novembre à 18h à la Galerie Eva Vautier

Plus l’effondrement frappera fort, plus la joie sera nécessaire.

Ne vois pas dans ces mots, un Don’t look up* détournant le regard des causes, mais bien un outil à usage révolutionnaire. La joie est le liant de nos interactions, une puissance d’agir, de construire collectivement. En rendant possible le commun, elle devient un acte de résistance.

Sans ce commun, la pensée écologique déraisonne. Alors que les limites planétaires sont dépassées une à une, que peut donc la joie ? Que peuvent quelques corps immergé nageant en cercle sous l’eau, sans vêtement, sans outil, sans parole ? Quelques mouvements frénétiques pour atteindre la surface, prendre une respiration et replonger, en apnée, en apesanteur : Tout autour l’eau, tout autour la vie.

À plusieurs, nus, immergés dans l’eau, se déconstruisent les sophistications de notre culture, se redessinent les rapports immédiats dont la nature est le premier lien, omniprésent, indépassable. Lors de la création d’une image, ce n’est ni la composition, ni l’originalité visuelle ou conceptuelle qui est recherchée. C’est la résonance harmonique des liens et des émotions entre individus entourés par la nature qui compose une esthétique : une éthique de la perception.

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter Tout autour, l’eau, première exposition personnelle de Benoît Barbagli à la galerie.

Benoît Barbagli a une pratique artistique protéiforme, il tire ses œuvres de la nature. Il se questionne sur l’éthique de l’image et l’empreinte qu’elle laisse. Dans les images de l’artiste, prises le plus souvent en milieu naturel et en collectif, se reflètent le partage et le lien privilégié qu’il entretient avec son environnement. Il collabore depuis 2018 avec le collectif PALAM (du latin « en présence de ») dont il est un des membres fondateurs.

Pour Elodie Antoine, historienne de l’art, « l’œuvre de Benoît Barbagli interroge les possibilités contemporaines d’une écriture photographique à travers la performance. Il nous propose un récit photographique dont le sujet demeure énigmatique.
Qui en est le narrateur ? L’auteur, les performeurs ?
L’artiste semble volontairement brouiller les pistes laissant au regardeur la place que Roland Barthes offra au lecteur – Le lecteur nait de la mort de l’auteur.

Les univers aquatiques mis en scène par Barbagli nous renvoient à des états et des formes primordiales – le liquide amniotique, le cercle, dans lequel viennent se mouvoir et se lover des corps dénudés. Un corps à corps avec la nature, un état ancestral de l’homme dans son lien étroit et privilégié avec les éléments : l’eau, l’air, la terre. Des éléments auxquels ses sculptures viennent se faire l’écho – de la courbe de la montée des eaux à l’expansion de la vie depuis la naissance de l’humanité en passant par les variations des températures terrestres. Les œuvres photographiques et sculpturales de Barbagli questionnent notre être au monde, ses mutations et ses métamorphoses, ses possibles alternatives aussi. »

Programme de l’exposition Tout autour, l’eau à  la galerie Eva Vautier:

 

Vendredi 25 novembre

18h -22H

Vernissage de l’exposition Tout autour, l’eau

 

 

Samedi 3 décembre :

(Avec les visiteurs du Samedi)

16h30

Projection du documentaire Le jour ou l’argent disparaîtra relatant l’épopée du collectif Palam pour l’exposition Sous la glace, l’eau 

Présentation du projet par Evan Bourgeau et Benoît Barbagli

18h

Parcours de l’exposition sous la glace, l’eau

 

 

Samedi 10 décembre

18H

Performance et lecture de Tristan Blumel et Benjamin Fincher

 

 

Samedi 7 janvier

À partir de 15h

Finissage de l’exposition

Présentation du projet Formule Naturelle en écho avec l’exposition Tout autour, l’eau

Performances et concerts multiples

 

Programmation Vidéo 

25 Novembre (vernissage) :

Vidéo Immersion  de Benoît Barbagli 

Le long de l’exposition :

Série de vidéos sur le Tout autour, l’eau

Documentaire – Sous la glace l’eau – Tous les jours à 15H

A rose is a petunia is a mimosa – Galerie Eva Vautier – du 14 juin au 10 septembre 2022

a rose is a petunia is a mimosa

Exposition collective – du 14 juin au 10 septembre 2022

Vernissage le samedi 11 juin à 18h.

“A rose is a petunia is a mimosa” 2022
vue exposition galerie Eva Vautier

Vue d’exposition, a rose is a petunia is a mimosa, © François Fernandez

Exposition collective avec :

Benoit Barbagli, Frédéric Bauchet, Ben, Marc Chevalier, Nina Childress, Gregory Forstner, Camille Franch-Guerra, Anita Gauran, Nathalie Gilles, Amon Ezra Kaiser, Natacha Lesueur, Ingrid Luche, Marie Noury, Gérald Panighi, Bruno Pélassy, Hugues Reip, Takako Saito, Alain Séchas, Unglee, Annie Vautier et Agnès Vitani.

Une exposition proposée dans le cadre de la 5ème Biennale des Arts de Nice coordonnée par Jean-Jacques Aillagon.

 

« Un gros rosier se dressait près de l’entrée du jardin. Les fleurs qu’il portait étaient blanches mais il y avait trois jardiniers qui s’activaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela très étrange… »
Lewis Caroll, « Alice au Pays des merveilles », (1869)

 

C’est à la découverte d’un jardin extraordinaire que nous convie la galerie Eva Vautier. Invités par les commissaires (Natacha Lesueur, Eva Vautier et Agnès Vitani), cet été vingt artistes nous offrent des fleurs, revisitant un thème pour le moins classique en usant de procédés extrêmement divers.

 

Fleurs luxuriantes ou fragiles, décoratives ou essentielles, avalanche de pétales, étouffant mimosa… Qu’elles soient réalistes ou détournées, leurs fleurs disent tout ce que savent dire les fleurs.

En 2022, la Ville de Nice programme sa cinquième Biennale des arts sur le thème des fleurs. Après Un Eté pour Matisse (2013),Promenade(S) des Anglais (2015), Ecole(S) de Nice (2017), et L’Odyssée du Cinéma (2019), cette cinquième édition – initialement prévue en 2021 et reportée à 2022 à cause de la crise sanitaire – célébrera le lien profondément enraciné, presque mythologique, unissant la ville de Nice, ville verte de la Méditerranée, et les fleurs.

Voulue par Christian Estrosi, Maire de Nice, et coordonnée, depuis 2013, par Jean-Jacques Aillagon, la Biennale des arts est un rendez-vous culturel bien inscrit dans la saison niçoise. Cette année encore, elle viendra illustrer l’exceptionnelle vitalité culturelle et artistique de Nice, qui aspire à devenir, en 2028, capitale européenne de la culture.

Dossier de presse
Revue de presse

Nouvelle vague – Palazzo Saluzzo Paesana – Turin – Expositions solo Avril – Mai 2022

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Nouvelle Vague

Exposition personnelle de

 Benoît Barbagli

Commissaire: Enrico Debandi

Vernissage le Jeudi 7 avril à 18H

Exposition du 8 avril au 21 mai

Ouvert du mercredi au samedi de  16h à 19h

Palazzo Saluzzo Paesana

Via della Consolata, 1 bis – Turin , Italie

Tel: +39 347 010 3021

E-mail: [email protected]

Le pass sanitaire n’est pas obligatoire pas accéder à l’exposition.

Un pass sanitaire ou test négatif (<48h) est indispensable pour passer la frontière.

 

Le soir du vernissage l’accès à l’exposition sera conditionné à une inscription.

S’inscrire gratuitement ici

Information pratiques :

Réservation d’une chambre à Turin proche de l’exposition :

Allegroitalia Golden Palace 5⭐

Pour réserver écrire à [email protected] avec le code promotionnel Nouvelle Vague

Train depuis Paris avec Trenitalia

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Aussi certain qu’une vague s’échouant sur la rive annonce la suivante  , la Nouvelle Vague reste la même, et fait pourtant rupture avec la précédente. Un souffle continu, cyclique, inaltérable dont le déferlement sur le rivage est son expression singulière, racontant une parole entière et à chaque fois différente.

Si rupture il y a, quelle est-elle?  Une nouvelle esthétique ? Un manifeste ? Le manifeste appartient à la nature, et l’esthétique est déconstruite.

Ce que Nouvelle Vague emprunte au mouvement cinématographique éponyme du siècle passé, ce n’est pas l’héritage intellectuel ou technique de ces auteurs et acteurs, mais la rupture profonde qu’elle évoque. Ce n’est pas la rupture d’une génération qui s’affirme contre une autre, d’artistes et d’auteurs contre d’autres. C’est au contraire un geste de retrait. Une rupture avec l’individualisme et sa production égotique, une rupture avec l’extraction culturelle de l’homme de la nature, une rupture peut-être même  avec l’homme lui-même.

La Nouvelle Vague est comme une tentative de retrait de l’ego anthropocène omniprésent, où l’artiste se transforme en un  assistant, un sherpa, un soutien des forces naturelles environnantes.

En orientant les références de la culture vers celles de la nature, nous regardons Nouvelle vague non plus comme l’expression culturelle énoncée par un ensemble d’individus, de méthodes et de techniques mais littéralement comme l’expression propre de sa parole : la vague elle-même.

Ce n’est donc que très peu la question de l’artiste, celle du « je », mais bien davantage la question du « nous ».

De plain-pied dans l’anthropocène et l’effondrement à l’horizon, les artistes se sont retrouvés, suite à la modernité être la pierre angulaire des normes qui ont construit l’individu. Un mouvement de retrait, un ralentissement devient un acte de résistance et de construction. Et ce, en mettant la primauté à interroger de nouveau, à la fois, son rapport à l’environnement et son rapport au collectif. Sans le collectif, l’écologie achoppe et plus largement toutes les luttes.

Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend.

L’exposition Nouvelle Vague est une immersion dans cette nature parfois montagneuse, parfois maritime. L’encre produite par le bois brûlé et recueilli aux abords des forêts et sur les rivages se déposera sur les toiles de lin suivant le dessin des reliefs montagneux, et la vitalité des vagues incessantes.

Nouvelle vague c’est aussi la captation photographique par des instructions ou gestes simples,  de la tentative de faire émerger de la joie, de la paix, de la vie. Parfois une pleine immersion sous l’eau comme dans la série Nous avons essayé de nous endormir sous l’eau, parfois un geste d’amour envers la nature avec Tentative amoureuse , ou encore lui donner parole avec Révolution naturelle.

Nouvelle vague ce sont enfin des sculptures Chrysalithe, en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, pensées comme autel de protection à cette nature fragile que l’humanité maltraite.

Dans cette exposition au Palazzo Saluzzo Paesana à Turin, Nouvelle Vague inaugure le 7 Avril 2022, une parole au plus proche d’une expression naturelle, une tentative de mettre la mer, les montagnes à l’œuvre, et  une volonté de repenser le collectif dans un rapport intime, ritualisé  à la nature.

Certaines des œuvres exposées sont en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, et avec la participation du collectif Palam.

Vue d’exposition  Salle 1 – Palazzo Saluzzo Paesana

L’Association Culturelle BArock a le plaisir de présenter la nouvelle exposition personnelle de l’artiste français BENOÎT BARBAGLI, installée dans l’Appartamento Padronale du Palazzo Saluzzo Paesana (entrée Via della Consolata 1bis – Turin) du jeudi 7 avril au samedi 21 mai 2022 (ouverture au public du mercredi au samedi de 16h à 19h, ou sur rendez-vous) avec un vernissage sur invitation le jeudi 7 avril de 18h à 21h. Avec cette grande exposition intitulée NOUVELLE VAGUE, les salles historiques habitées par les marquis de Saluzzo rouvrent symboliquement leurs portes à la ville de Turin, après une interruption de plus de deux ans, inaugurant le programme culturel consacré aux célébrations du tricentenaire du Palais, conçu en 1715 et inauguré en 1722 sur ordre du comte Baldassarre Saluzzo di Paesana. L’artiste Benoît Barbagli, né en 1988 à Nice et diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson, a grandi dans une famille qui a toujours été active dans le monde de l’art, ce qui a stimulé et soutenu sa formation expressive depuis ses débuts en 2011, année de sa première performance – Concert FLUXUS au MoMA de New York – avec son grand-père Ben Vautier. Il s’agit de la dixième exposition personnelle de l’artiste et d’un tour d’horizon exhaustif de la plupart des thèmes qu’il a abordés au cours des huit dernières années. L’exposition décrit un hymne à la vie et à l’amour à travers le langage magique des éléments de la nature, tout en étant un manifeste personnel de la liberté expressive de l’art. L’exposition comprend 30 œuvres et est divisée en deux sections principales, en parfaite symbiose l’une avec l’autre. La première section rassemble une série de toiles, pour la plupart de grand format, dont quatre triptyques et un polyptyque, peintes au fusain selon une technique qui mélange le Dripping, l’Action Painting et le Land Art, en utilisant différents scénarios naturels et sauvages comme “ateliers” et en faisant travailler ensemble les éléments de la nature. La deuxième section présente une galerie d’œuvres photographiques témoignant d’autant de performances, qui racontent des expériences différentes, mais toujours en équilibre constant entre Amour et Nature. Les grandes salles de réception de l’Appartamento dei Marchesi di Saluzzo accueillent sur leurs grands murs le cycle “Ecotopìa”, de grandes toiles blanches peintes au charbon noir selon une technique spéciale capable d’encapsuler les quatre principaux éléments de la nature : la terre, le feu, l’eau et l’air. Les œuvres tirent leur origine et leur inspiration du choix du lieu où elles sont créées, qui se manifeste sous la forme du Genius Loci et est présent de manière différente dans chaque œuvre : de la forêt de Fontainebleau près de Paris, déjà théâtre des premières expériences des impressionnistes en plein air, aux rochers du Cap Ferrat, jusqu’au sommet de Notre Dame d’Amirat et aux montagnes sacrées de l’Anapurna au Népal. Les lieux choisis accueillent les différentes phases de la réalisation de ces œuvres, à commencer par la création du pigment utilisé, obtenu en pulvérisant le charbon de bois résultant de la combustion de bois ramassé dans ces mêmes lieux, comme pour évoquer d’anciens rituels païens. Le pigment mélangé à un fixateur végétal est jeté sur les toiles puis “peint” grâce à l’intervention d’agents atmosphériques, tels que les vagues de la mer et le souffle du vent, qui le répandent et le diffusent, créant des motifs abstraits fascinants par leur singularité. Le boudoir et les salons de l’Appartamento Padronale sont occupés par la partie photographique de l’exposition. Les 15 clichés sélectionnés font partie d’un ensemble beaucoup plus vaste et en cours d’élaboration, intitulé de manière évocatrice “10 ans d’amour”, qui documente l’aspect profondément “romantique” de l’artiste, tel que les poètes du XVIIIe siècle auraient pu le comprendre, c’est-à-dire la manière dont Benoît évoque constamment la puissance du monde naturel, en célébrant sa beauté fragile. Parmi les différentes salles, on remarque la “wunderkammer” du palais, qui abritait autrefois les collections d’objets exotiques et curieux du marquis de Saluzzo, où le “Saut Amoureux” est intégralement pour la première fois. Cette série de clichés photographiques réalisés depuis 2014 documentant autant de “ sauts dans le vide “, évocateurs du plus célèbre “ Saut dans le Vide “ d’Yves Klein de 1960, inscrit idéalement le travail de Benoît dans le courant du Nouveau Réalisme. Dans le cadre enchanteur de la Rade de Beaulieu, sur la Côte d’Azur, l’artiste s’élance vers l’inconnu, atteignant chaque fois le ciel l’espace d’un instant avec un objet différent : un bouquet de fleurs, un instrument de musique, une torche pour éclairer l’obscurité de la connaissance, le fruit iconique de l’art d’Andy Warhol à Cattelan. Parsemées dans les différentes salles de l’exposition, comme un trait d’union, des sculptures en résine telles que “Geste d’amour”, qui repropose le geste symbolique de l’artiste d’“offrir” un bouquet de fleurs, comme pour accueillir les visiteurs à l’entrée de l’exposition, et les deux “Chrysalithe” créées en collaboration avec l’artiste parisienne Aimée Fleury, des formes à la sensualité organique qui renvoient à un univers imaginaire doux de richesse et de sensibilité.

Enrico Debandi

 

Vue d’exposition – Révolution Naturelle 1 & 2 Salotto Giallo

En regardant les toiles de Benoît Barbagli, la première chose qui vient à l’esprit est l’action painting américaine: celle de Pollock, De Kooning et Kline, mais aussi du Vénitien Emilio Vedova. L’action painting américain, où l’acte physique devient important et où la peinture en est la manifestation, mais pour Barbagli, l’action, la matière et le signe ont une signification différente. Tout le travail de Benoît est basé sur la nature et ses éléments, qui deviennent à la fois action et matière. Grâce au feu, à la terre avec ses arbres et ses débris, mélangée à l’eau des mers et des montagnes, l’artiste crée l’encre qui est déposée sur chaque toile. Le feu, qui a toujours été un symbole de régénération et de progrès, pour l’artiste et ses amis qui l’accompagnent souvent, devient un lieu de création de rituels, de danses et de performances. Les toiles sont réalisées entièrement dans l’environnement naturel, qui devient un lieu à la fois spirituel et religieux. Ce n’est pas un hasard si nombre de ses tableaux sont des triptyques, comme «Le sacre du printemps» ou «Les falaises de Gars». Ce type d’œuvre, qui a toujours été lié au monde religieux, était normalement une décoration d’autel avec des panneaux latéraux qui pouvaient être fermés sur la partie centrale, visible uniquement lors d’occasions liturgiques spéciales : Les triptyques de Benoît ne sacralisent plus aucune autorité religieuse chrétienne, ils sont ouverts, non refermables, prêts à montrer la divinité «nature». La nature est aussi l’atelier de Benoît : les montagnes, les rivières, l’océan deviennent son espace de travail, la performance est souvent marquée par la nudité de l’artiste et parfois aussi de ses amis et collègues qui l’accompagnent dans ses expéditions artistiques. La mer, les montagnes et les manifestations de l’environnement naturel créent l’œuvre et la toile capture ces moments. Les quatre éléments (feu, air, terre, eau) sont récurrents, animant l’univers de Benoît qui détourne les références culturelles et les renvoie à la nature. Pour ce faire, l’artiste disparaît, l’art émerge mais sans l’action de l’artiste, sa paternité est remise en question car il prépare la scène mais le geste est fait par la nature. Benoît Barbagli transporte ses toiles à la montagne, du massif de  l’Annapurna ou des Alpes de Haute Provence, ou encore sur les rives de la Méditerranée, pour qu’elles puissent créer, la montagne et la mer. On pourrait le comparer aux artistes du Land Art mais, contrairement à eux, il ne modifie pas le paysage, c’est la nature qui a une action artistique sur ses œuvres. L’artiste jette dans le paysage de l’encre naturelle fabriquée sur place, de sorte qu’elle tache une toile déposée soit sur une falaise, soit sur un rocher, l’encre dégouline ainsi des rochers sur la toile en dessous. La chute de ces derniers et l’aspect du sol constituent l’empreinte de l’œuvre. La création de l’œuvre est aussi rapide que la chute de son encre d’une hauteur de dix mètres, réalisée avec du charbon de bois et de l’eau, mais ici elle se mélange aussi aux divers débris rocheux. Il en va de même avec la mer, la toile posée sur la falaise reçoit le rythme des vagues et celles-ci, avec le rivage, la recouvrent en diluant sa couleur ; la toile devient le fruit de la collaboration entre la terre et la mer, et Benoît en est le spectateur. Il grimpe, nage, marche, fait de l’apnée et se jette dans le vide comme dans ses Tentative amoureuse et Salti d’Amore. Les quatre éléments naturels et ce qui en découle dans l’environnement, comme la chaleur et le froid, sont montrés dans des paysages nocturnes et diurnes, la mer et les montagnes, le tout renforcé par la nudité du corps qui habite et devient partie intégrante de ces lieux : l’homme n’est plus face à la nature mais en fait partie. Si l’artiste est le spectateur de l’acte créatif «naturel», nous devenons des observateurs de la relation et de la communication entre l’artiste et la nature, grâce aux photographies et aux vidéos qui témoignent des performances naturelles. La caméra est peut-être le seul élément où Benoît impose l’acte créatif lui-même, par lequel il parvient à soustraire l’âme de la nature et de ses éléments pour nous la ramener. Dès ses prises de vue dans des œuvres telles que Coat of light, ou Croix, ou Rituel Subaquatique, mais aussi dans Révolution naturelle, le caractère concret de la nature transparaît et l’objectif de l’appareil photo devient une extension de la vie.

Luigi Crea