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Nouvelle vague – Palazzo Saluzzo Paesana – Turin – Expositions solo Avril – Mai 2022

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Nouvelle Vague

Exposition personnelle de

 Benoît Barbagli

Commissaire: Enrico Debandi

Vernissage le Jeudi 7 avril à 18H

Exposition du 8 avril au 21 mai

Ouvert du mercredi au samedi de  16h à 19h

Palazzo Saluzzo Paesana

Via della Consolata, 1 bis – Turin , Italie

Tel: +39 347 010 3021

E-mail: [email protected]

Le pass sanitaire n’est pas obligatoire pas accéder à l’exposition.

Un pass sanitaire ou test négatif (<48h) est indispensable pour passer la frontière.

 

Le soir du vernissage l’accès à l’exposition sera conditionné à une inscription.

S’inscrire gratuitement ici

Information pratiques :

Réservation d’une chambre à Turin proche de l’exposition :

Allegroitalia Golden Palace 5⭐

Pour réserver écrire à [email protected] avec le code promotionnel Nouvelle Vague

Train depuis Paris avec Trenitalia

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Aussi certain qu’une vague s’échouant sur la rive annonce la suivante  , la Nouvelle Vague reste la même, et fait pourtant rupture avec la précédente. Un souffle continu, cyclique, inaltérable dont le déferlement sur le rivage est son expression singulière, racontant une parole entière et à chaque fois différente.

Si rupture il y a, quelle est-elle?  Une nouvelle esthétique ? Un manifeste ? Le manifeste appartient à la nature, et l’esthétique est déconstruite.

Ce que Nouvelle Vague emprunte au mouvement cinématographique éponyme du siècle passé, ce n’est pas l’héritage intellectuel ou technique de ces auteurs et acteurs, mais la rupture profonde qu’elle évoque. Ce n’est pas la rupture d’une génération qui s’affirme contre une autre, d’artistes et d’auteurs contre d’autres. C’est au contraire un geste de retrait. Une rupture avec l’individualisme et sa production égotique, une rupture avec l’extraction culturelle de l’homme de la nature, une rupture peut-être même  avec l’homme lui-même.

La Nouvelle Vague est comme une tentative de retrait de l’ego anthropocène omniprésent, où l’artiste se transforme en un  assistant, un sherpa, un soutien des forces naturelles environnantes.

En orientant les références de la culture vers celles de la nature, nous regardons Nouvelle vague non plus comme l’expression culturelle énoncée par un ensemble d’individus, de méthodes et de techniques mais littéralement comme l’expression propre de sa parole : la vague elle-même.

Ce n’est donc que très peu la question de l’artiste, celle du « je », mais bien davantage la question du « nous ».

De plain-pied dans l’anthropocène et l’effondrement à l’horizon, les artistes se sont retrouvés, suite à la modernité être la pierre angulaire des normes qui ont construit l’individu. Un mouvement de retrait, un ralentissement devient un acte de résistance et de construction. Et ce, en mettant la primauté à interroger de nouveau, à la fois, son rapport à l’environnement et son rapport au collectif. Sans le collectif, l’écologie achoppe et plus largement toutes les luttes.

Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend.

L’exposition Nouvelle Vague est une immersion dans cette nature parfois montagneuse, parfois maritime. L’encre produite par le bois brûlé et recueilli aux abords des forêts et sur les rivages se déposera sur les toiles de lin suivant le dessin des reliefs montagneux, et la vitalité des vagues incessantes.

Nouvelle vague c’est aussi la captation photographique par des instructions ou gestes simples,  de la tentative de faire émerger de la joie, de la paix, de la vie. Parfois une pleine immersion sous l’eau comme dans la série Nous avons essayé de nous endormir sous l’eau, parfois un geste d’amour envers la nature avec Tentative amoureuse , ou encore lui donner parole avec Révolution naturelle.

Nouvelle vague ce sont enfin des sculptures Chrysalithe, en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, pensées comme autel de protection à cette nature fragile que l’humanité maltraite.

Dans cette exposition au Palazzo Saluzzo Paesana à Turin, Nouvelle Vague inaugure le 7 Avril 2022, une parole au plus proche d’une expression naturelle, une tentative de mettre la mer, les montagnes à l’œuvre, et  une volonté de repenser le collectif dans un rapport intime, ritualisé  à la nature.

Certaines des œuvres exposées sont en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, et avec la participation du collectif Palam.

Vue d’exposition  Salle 1 – Palazzo Saluzzo Paesana

L’Association Culturelle BArock a le plaisir de présenter la nouvelle exposition personnelle de l’artiste français BENOÎT BARBAGLI, installée dans l’Appartamento Padronale du Palazzo Saluzzo Paesana (entrée Via della Consolata 1bis – Turin) du jeudi 7 avril au samedi 21 mai 2022 (ouverture au public du mercredi au samedi de 16h à 19h, ou sur rendez-vous) avec un vernissage sur invitation le jeudi 7 avril de 18h à 21h. Avec cette grande exposition intitulée NOUVELLE VAGUE, les salles historiques habitées par les marquis de Saluzzo rouvrent symboliquement leurs portes à la ville de Turin, après une interruption de plus de deux ans, inaugurant le programme culturel consacré aux célébrations du tricentenaire du Palais, conçu en 1715 et inauguré en 1722 sur ordre du comte Baldassarre Saluzzo di Paesana. L’artiste Benoît Barbagli, né en 1988 à Nice et diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson, a grandi dans une famille qui a toujours été active dans le monde de l’art, ce qui a stimulé et soutenu sa formation expressive depuis ses débuts en 2011, année de sa première performance – Concert FLUXUS au MoMA de New York – avec son grand-père Ben Vautier. Il s’agit de la dixième exposition personnelle de l’artiste et d’un tour d’horizon exhaustif de la plupart des thèmes qu’il a abordés au cours des huit dernières années. L’exposition décrit un hymne à la vie et à l’amour à travers le langage magique des éléments de la nature, tout en étant un manifeste personnel de la liberté expressive de l’art. L’exposition comprend 30 œuvres et est divisée en deux sections principales, en parfaite symbiose l’une avec l’autre. La première section rassemble une série de toiles, pour la plupart de grand format, dont quatre triptyques et un polyptyque, peintes au fusain selon une technique qui mélange le Dripping, l’Action Painting et le Land Art, en utilisant différents scénarios naturels et sauvages comme “ateliers” et en faisant travailler ensemble les éléments de la nature. La deuxième section présente une galerie d’œuvres photographiques témoignant d’autant de performances, qui racontent des expériences différentes, mais toujours en équilibre constant entre Amour et Nature. Les grandes salles de réception de l’Appartamento dei Marchesi di Saluzzo accueillent sur leurs grands murs le cycle “Ecotopìa”, de grandes toiles blanches peintes au charbon noir selon une technique spéciale capable d’encapsuler les quatre principaux éléments de la nature : la terre, le feu, l’eau et l’air. Les œuvres tirent leur origine et leur inspiration du choix du lieu où elles sont créées, qui se manifeste sous la forme du Genius Loci et est présent de manière différente dans chaque œuvre : de la forêt de Fontainebleau près de Paris, déjà théâtre des premières expériences des impressionnistes en plein air, aux rochers du Cap Ferrat, jusqu’au sommet de Notre Dame d’Amirat et aux montagnes sacrées de l’Anapurna au Népal. Les lieux choisis accueillent les différentes phases de la réalisation de ces œuvres, à commencer par la création du pigment utilisé, obtenu en pulvérisant le charbon de bois résultant de la combustion de bois ramassé dans ces mêmes lieux, comme pour évoquer d’anciens rituels païens. Le pigment mélangé à un fixateur végétal est jeté sur les toiles puis “peint” grâce à l’intervention d’agents atmosphériques, tels que les vagues de la mer et le souffle du vent, qui le répandent et le diffusent, créant des motifs abstraits fascinants par leur singularité. Le boudoir et les salons de l’Appartamento Padronale sont occupés par la partie photographique de l’exposition. Les 15 clichés sélectionnés font partie d’un ensemble beaucoup plus vaste et en cours d’élaboration, intitulé de manière évocatrice “10 ans d’amour”, qui documente l’aspect profondément “romantique” de l’artiste, tel que les poètes du XVIIIe siècle auraient pu le comprendre, c’est-à-dire la manière dont Benoît évoque constamment la puissance du monde naturel, en célébrant sa beauté fragile. Parmi les différentes salles, on remarque la “wunderkammer” du palais, qui abritait autrefois les collections d’objets exotiques et curieux du marquis de Saluzzo, où le “Saut Amoureux” est intégralement pour la première fois. Cette série de clichés photographiques réalisés depuis 2014 documentant autant de “ sauts dans le vide “, évocateurs du plus célèbre “ Saut dans le Vide “ d’Yves Klein de 1960, inscrit idéalement le travail de Benoît dans le courant du Nouveau Réalisme. Dans le cadre enchanteur de la Rade de Beaulieu, sur la Côte d’Azur, l’artiste s’élance vers l’inconnu, atteignant chaque fois le ciel l’espace d’un instant avec un objet différent : un bouquet de fleurs, un instrument de musique, une torche pour éclairer l’obscurité de la connaissance, le fruit iconique de l’art d’Andy Warhol à Cattelan. Parsemées dans les différentes salles de l’exposition, comme un trait d’union, des sculptures en résine telles que “Geste d’amour”, qui repropose le geste symbolique de l’artiste d’“offrir” un bouquet de fleurs, comme pour accueillir les visiteurs à l’entrée de l’exposition, et les deux “Chrysalithe” créées en collaboration avec l’artiste parisienne Aimée Fleury, des formes à la sensualité organique qui renvoient à un univers imaginaire doux de richesse et de sensibilité.

Enrico Debandi

 

Vue d’exposition – Révolution Naturelle 1 & 2 Salotto Giallo

En regardant les toiles de Benoît Barbagli, la première chose qui vient à l’esprit est l’action painting américaine: celle de Pollock, De Kooning et Kline, mais aussi du Vénitien Emilio Vedova. L’action painting américain, où l’acte physique devient important et où la peinture en est la manifestation, mais pour Barbagli, l’action, la matière et le signe ont une signification différente. Tout le travail de Benoît est basé sur la nature et ses éléments, qui deviennent à la fois action et matière. Grâce au feu, à la terre avec ses arbres et ses débris, mélangée à l’eau des mers et des montagnes, l’artiste crée l’encre qui est déposée sur chaque toile. Le feu, qui a toujours été un symbole de régénération et de progrès, pour l’artiste et ses amis qui l’accompagnent souvent, devient un lieu de création de rituels, de danses et de performances. Les toiles sont réalisées entièrement dans l’environnement naturel, qui devient un lieu à la fois spirituel et religieux. Ce n’est pas un hasard si nombre de ses tableaux sont des triptyques, comme «Le sacre du printemps» ou «Les falaises de Gars». Ce type d’œuvre, qui a toujours été lié au monde religieux, était normalement une décoration d’autel avec des panneaux latéraux qui pouvaient être fermés sur la partie centrale, visible uniquement lors d’occasions liturgiques spéciales : Les triptyques de Benoît ne sacralisent plus aucune autorité religieuse chrétienne, ils sont ouverts, non refermables, prêts à montrer la divinité «nature». La nature est aussi l’atelier de Benoît : les montagnes, les rivières, l’océan deviennent son espace de travail, la performance est souvent marquée par la nudité de l’artiste et parfois aussi de ses amis et collègues qui l’accompagnent dans ses expéditions artistiques. La mer, les montagnes et les manifestations de l’environnement naturel créent l’œuvre et la toile capture ces moments. Les quatre éléments (feu, air, terre, eau) sont récurrents, animant l’univers de Benoît qui détourne les références culturelles et les renvoie à la nature. Pour ce faire, l’artiste disparaît, l’art émerge mais sans l’action de l’artiste, sa paternité est remise en question car il prépare la scène mais le geste est fait par la nature. Benoît Barbagli transporte ses toiles à la montagne, du massif de  l’Annapurna ou des Alpes de Haute Provence, ou encore sur les rives de la Méditerranée, pour qu’elles puissent créer, la montagne et la mer. On pourrait le comparer aux artistes du Land Art mais, contrairement à eux, il ne modifie pas le paysage, c’est la nature qui a une action artistique sur ses œuvres. L’artiste jette dans le paysage de l’encre naturelle fabriquée sur place, de sorte qu’elle tache une toile déposée soit sur une falaise, soit sur un rocher, l’encre dégouline ainsi des rochers sur la toile en dessous. La chute de ces derniers et l’aspect du sol constituent l’empreinte de l’œuvre. La création de l’œuvre est aussi rapide que la chute de son encre d’une hauteur de dix mètres, réalisée avec du charbon de bois et de l’eau, mais ici elle se mélange aussi aux divers débris rocheux. Il en va de même avec la mer, la toile posée sur la falaise reçoit le rythme des vagues et celles-ci, avec le rivage, la recouvrent en diluant sa couleur ; la toile devient le fruit de la collaboration entre la terre et la mer, et Benoît en est le spectateur. Il grimpe, nage, marche, fait de l’apnée et se jette dans le vide comme dans ses Tentative amoureuse et Salti d’Amore. Les quatre éléments naturels et ce qui en découle dans l’environnement, comme la chaleur et le froid, sont montrés dans des paysages nocturnes et diurnes, la mer et les montagnes, le tout renforcé par la nudité du corps qui habite et devient partie intégrante de ces lieux : l’homme n’est plus face à la nature mais en fait partie. Si l’artiste est le spectateur de l’acte créatif «naturel», nous devenons des observateurs de la relation et de la communication entre l’artiste et la nature, grâce aux photographies et aux vidéos qui témoignent des performances naturelles. La caméra est peut-être le seul élément où Benoît impose l’acte créatif lui-même, par lequel il parvient à soustraire l’âme de la nature et de ses éléments pour nous la ramener. Dès ses prises de vue dans des œuvres telles que Coat of light, ou Croix, ou Rituel Subaquatique, mais aussi dans Révolution naturelle, le caractère concret de la nature transparaît et l’objectif de l’appareil photo devient une extension de la vie.

Luigi Crea

Orées – Villa Caméline – Nice – Septembre 2021

Orées


Geste d’amours, 2021 Résine acrylique et fleurs, épreuve d’artiste, Benoit Barbagli

 

 

 

Aimée Fleury, Anne-Laure Wuillai, Benjamin Fincher, Benoît Barbagli, Camille Franch-Guerra, Eglé Vismante, Evan Bourgeau, Mona Barbagli, Omar Rodriguez Sanmartin, Tom Barbagli, Tristan Blumel

du 11 septembre au 19 octobre 2021

VILLA CAMÉLINE [MAISON ABANDONNÉE] NICE.

 

Exposition ouverte sur rendez vous : [email protected] // +33 (0)6 60 984 988

Permanence des artistes le mercredi après-midi et le samedi après-midi sans rendez-vous

 

 

 

Oserions-nous continuer la marche vers la grande forêt ?

Il s’agit de nous placer au bord, à l’interstice. De faire lieu d’un bout.

Il s’agit de rendre compte des symbioses tout autant que des violences, entre les mondes aperçus.

Il s’agit de s’asseoir sous un parasol durant la nuit, pour y lancer des dés.

Sur l’une des faces apparaît un symbole : Orées

L’histoire qui nous est comptée est celle d’une dizaine de jeunes artistes qui se retrouvent dans une grange surplombant la Vésubie, les traces de la tempête Alex se mélangent à celles des civilisations. Route emportée, chemin dans le lit de la rivière, ce séjour particulier devient source de création. Le collectif PALAM, connu pour ses longues marches, laisse place à la notion d’habiter. La nidation qui en découle devient le nœud de l’expérience. Quelques nuits passées dans les hauteurs, à l’ombre de l’égide stellaire … où allons-nous?

Le soir, des histoires s’écrivent, se recomposent. Le jour, l’entraide et la mise en commun de nos outils hybrident nos œuvres, grandissent notre compréhension mutuelle et la porosité de nos pratiques.

Puisque s’est construite en commun notre capacité à résister à la nature, à nous en protéger puis à la dominer. C’est en meute que nous pouvons l’entendre, nous adapter, la préserver et disparaître en elle. 

Nous étions à l’orée de la nature, ni tout à fait dedans ni tout à fait dehors. D’un regard attentif, d’un geste précautionneux nous avons laissé s’adoucir la fracture qui nous séparait.

De la montagne vers la métropole, c’est ici, dans cette maison abandonnée, qu’il nous incombe de rendre les paradoxes prélevés sous les feuilles d’un arbre, au creux d’un cours d’eau, dans les ravines d’un champ. In fine, créer une scène qui à son tour nous révèle les orées :  Ces portes exaltant nos sensibilités, offrant de multiples rapports à la nature, que nous sommes partis chercher au loin.

Vues d’exposition:

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Communiqué de presse :

Plan de salle:

Sous le chaos, la vie – Galerie Mansard – Paris – 14 Octobre – 2021

 

 

Sous le chaos, la vie

 

Tenir 8 secondes sous l’eau, remonter, plonger à nouveau. On répète cela autant que possible… L’appareil, fixé sur un bibule volant à hélice, prend des photos à intervalle de 5 secondes.

Il fallait donc tenir au moins ce temps, plus celui de se plonger, tout cela synchronisé entre nous. Éprouvant !

Nous étions cinq ce jour-là : Aimée, Benoît, Diego, Katalina et Yoan.

C’était la fin de l’été, un mois avant le grand opening Sous le chaos, la vie à la Galerie Mansart à Paris.

Si ce texte vous parvient avant l’exposition, Save the date (!) :

 

Le 14 octobre 2021 – 18H 5 rue Payenne, 75004 Paris.

 

Si ce texte vous parvient dans quelques décennies, vous le lirez sûrement avec un regard amusé ou désabusé, trouvant inefficientes les tentatives des pratiques culturelles à discourir et s’adapter à l’effondrement prédit. Construire des images dans un monde qui s’écroule, procédé généreux en contradictions et paradoxes, vous semblera peut-être un brin naïf. Au fond, et nous le savons peut-être déjà, l’un des moteurs actuels de l’anthropocène sont les images et leurs Pectaoctets stockés dans nos nuages numériques.

L’exposition est initiée par Benoît Barbagli. Il y invite Aimée Fleury qui cosigne des œuvres, en signe certaines, et crée habilement une scénographie spectaculaire notamment dans la pièce du bas aux allures de carrière sous-marine.

Rien n’aurait été possible sans tous les autres, que nous nommerons au fur et à mesure. Car même si l’exposition est présentée comme une monographie il était impossible de penser “Sous le chaos, la vie” autrement que collective. Soutenue, influencée, disputée par toutes les pensées et les actes des artistes et amis qui nous environnent.

À Saint-Cassien nous étions bien loin de Paris. Les instructions étaient pourtant assez simples : faire une nage, en cercle, sous l’eau et nu. À un mètre de la surface, en apnée, étions-nous seulement capables de prévisualiser cette photo dans le WhiteCube ? Immergés, les problématiques écologiques nous paraissaient bien loin et pourtant… Il nous fallait de l’air. La performance reproduite en boucle transforme notre journée en une sorte de rituel subaquatique. Pourquoi cinq ? Pourquoi en cercle ? Pourquoi nous, pourquoi nus ?

Il se passe quelque chose lorsque nous sommes ensemble sous l’eau, entre nous, avec le lac, avec vous. Succinctement, en suspension dans le liquide pré-amniotique : une épiphanie, un effet relativiste, un Déjà-Vu , un bug temporel ? L’eau partout autour nous connecte à la vie. Un lien d’égal à égal à la nature, non dicible mais parfaitement tangible.

Tout cela enregistré dans les entrailles numériques de  l’ennemi : le drone. Ce n’est que collectivement, à égalité les uns face aux autres que nous pouvons composer avec la nature. Ni le libéralisme vert, ni l’individualisme post-moderne romantique n’a les clefs d’une telle transition.

Ce n’était pas la seule photo ce jour-là, après une pause bien méritée nous avions de façon tout aussi incongru déplacer les pierres des rives sous marine du lac, un soutien à Sisyphe en somme, nous a soufflé Aimée Fleury. La photographie n’est pas la fin, mais le prétexte à la journée, il permet à cette situation d’exister. Les corps dénudés sont aussi désexualisés, ils se libèrent un tant soit peu du normalisant patriarche. Tout comme le drone, l’appareil est volant, et se passe de main en main, la signature s’oublie dans le moment. À la croisée du spirituel et du politique, l’esthétique crée une éthique de nos perceptions. Avec ces corps nus, n’en déplaise à Instagram et son BoobsFinder qui, incorporant une inégalité de genre numérique, insidieusement normalise nos comportements et nos corps bien au-delà de son réseau.

Deux mois au paravent, 35° à l’ombre, c’était à l’air Saint-Michel, que nous manifestions dans l’espace naturel, armés de banderoles. L’une d’entre elle, affirmait haut et fort en direction du ciel et tous ceux qui nous dépassent, Sous le chaos, la vie. Car, sous le drame de l’anthropocène, de l’image esthètes, toujours la vie resurgit.

Beaucoup d’histoire à raconter sur cette journée et sur chacune des autre qui constitue les photos de cette exposition. Si ce texte constitue une introduction de l’exposition, il n’en constitue pas le résumé, c’est seulement sur place, que vous pourrez découvrir la suite de l’épopée Sous le Chaos, la vie. tel les Structures raisonnées et leur Aménagements sensibles, sur nos tentatives de nous endormir sous l’eau, ou en sur la fabuleuse histoire du très contemporain Carrée Blanc sur fond blanc.

Nous ne pouvons terminer ce texte sans dire merci aux crapauteurs nous ayant accompagné, et se retrouvant par la photographie bien malgré eux soutient de la cause:

Aimée, Armand, Benoit, Camille, Cecile, Celia , Diego, Egles, Evan, Gabriel, Maria, Marie, Mouna, Lea, Katalina, Yoan.

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Photographie de l’exposition 

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Selection  d’œuvres

Sous le chaos, la vie ,  2021
Born from earth, 2020
Révolution Naturelle
Le grand Nord
Exoview, 2020
Le grand Nord
Rituel subaquatique
Sisyphe collectif
Sous le chaos, la vie , 2021
Born from earth, 2020
Révolution Naturelle, 2020
Le grand Nord 1
Exoview, 2020
Le grand Nord
Rituel subaquatique
Sisyphe collectif
Révolution amoureuse, 2021
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Vidéo Exoview

Texte de présentation par Pulchérie Galmer

Sous le chaos, la vie

L’atelier de Benoît Barbagli est vaste. Océan rivière et montagne sont ses espaces performatifs. L’art y surgit, émergence vitale au sein du collectif. Ses propositions plurielles et multi-médiumniques éclosent dans des gestes itinérants. L’art se déplace dans la nature.

Dans ses dispositifs péripatétiques, le chemin fait sens, la nudité est candide, et l’œuvre se manifeste dans des surgissements. Les configurations sont multiples, les rituels variés et, souvent, l’expédition qui mène à l’expérience artistique se fait avec des plasticiens. Son appareil photo est qualifié de « volant ». Il passe de main en main et la signature est fréquemment partagée ou collective, comme ici avec Aimée Fleury qui cosigne la scénographie. Il l’invite d’ailleurs à exposer certaines de ces œuvres à la Galerie Mansart.

Benoît Barbagli explore les frontières. Il puise dans le substrat de la création en quête de ses germinations issues d’une nourriture mutualisée. La Montagne crée autant que la mer, que l’ami artiste, par sa présence, par son mouvement, par le principe de vie, par essence aléatoire, qui le meut. L’art saisit des instants du Vivant qui se manifeste toujours où on ne l’attend pas, dans des séquences inouïes que nous peinons parfois à saisir dans leurs déploiements. Avec humour, légèreté, force et délicatesse, Barbagli nous invite à croquer les instants et nous incite à les considérer dans leur beauté éphémère. Une ode à la Vitalité.

Les quatre éléments sont récurrents. Ils animent et structurent des séries de l’artiste dans des jaillissements héraclitéens. Le feu, l’eau, l’air, la terre. L’univers de Benoît Barbagli est poétique, polysémique, pudique, drolatique. Il aime à « détourner les références de la culture pour les retourner à la nature. » Qu’est-ce qui fait œuvre ? Le projet ? Ses manifestations ? Il orchestre des rencontres, une communauté se crée autour du projet et l’espace de création devient alors joyeux prétexte à la vie.

Pour rendre hommage au vivant, lui restituer sa place, l’artiste s’efface, il met en scène, se met en scène et pourtant s’estompe avec beaucoup d’élégance, l’égo se dissout dans l’interconnecté, je est un autre. Benoît Barbagli, c’est le romantisme inversé. Son retour à la nature se fait dans un cadre apaisé où l’égotisme s’anéantit, où l’éloge se dépare de pompe, où l’art affleure dans sa plus simple expression.

Dans la mer méditerranée en hiver, une main tend un bouquet dans l’eau glacé, la mer féconde est aussi meurtrière ces derniers temps. Éros et Thanatos se rejoignent, ardeur amoureuse et hommage mortuaire sont les deux faces d’un même miroir. Dans une tentative amoureuse au flambeau, un corps nu se jette d’une falaise, tombeau du plongeur ou passion inextinguible ? Le moment est en suspens, espace irrésolu soumis aux projections du regardant. La grâce, la chute et le rebond – ou pas, font partie du tout. Des corps portent une pierre sous la surface troublée d’un lac, émergence d’une nouvelle Atlantide ou perspective sisyphéenne d’un éboulement inévitable après une énième tentative ? L’artiste et ses acolytes apportent leur pierre à l’édifice visuel.

Benoît Barbagli est le sherpa de la montagne, il y transporte ses toiles pour que cette dernière crée. Il éloigne la muséification du corps de la femme en le rendant à la terre. Il capte l’étincelle embrasant le faisceau. Il chemine sur l’anthropocène en interrogeant les étoiles, nées du chaos.

 

Présentation par Pulchérie Galmer

Sous la glace l’eau – Caisse d’épargne – 1 février 2020 au 29 Août 2020

Le jour où largent disparaîtra 

Prélude

Le jour où largent disparaîtra, cette phrase a émergé lors dune discussion collective, près dun refuge, au centre de la nature recouverte de neige, la nuit tombant, emmitouflés dans des couvertures, se réchauffant autour dun feu, 

Le lendemain, nous allions faire disparaitre largent.

Le lendemain, en nous enfonçant plus encore dans les hautes montagnes, nos pas atteignirent un lac gelé : sous la neige, la glace, sous la glace, leau.

Se positionnant à lavant-garde, explorant, assurant le terrain, nous interrogeant aussi bien métaphoriquement que littéralement, sur la question de la suppression du capital qui structure nos sociétés et nos rapports humains.

Comme un acte rituel, une expiation symbolique qui sincarne dans un système en bout de course, au fin fond de la nature, nous nous préparons dans la joie au jour où largent disparaîtra.

Cette marche en nature ne fut pas la première, lexposition Azimuth de lannée dernière nous avait déjà mis en route pour une autre vallée de la montagne. 

Une nouvelle fois les raquettes aux pieds, 15 kg dor nordique sur le dos, nous repartions. Cette fois-ci, lexpédition est motivée par: Sous la glace, leau, une exposition en cours de production à la Caisse dÉpargne de Nice Masséna. Une exposition dans une banque? Etrange me direz-vous… 

Certainement, et c’est pourquoi Palam cest trouvé face à un choix difficile lorsquon lui a proposé ce lieu. Il y a, dune part la reconnaissance en tant que groupe dune partie de linstitution culturelle locale, laccès à un budget de production, une visibilité centrale dans la vie aux alentours, et un moyen de toucher un public différent que celui que lon côtoie la plupart du temps dans les milieux courants de l’art contemporain. Et dautre part, un lieu difficile, non-adapté à lexposition, marqué par la charge symbolique dune banque et des valeurs quexposer à lintérieur comporte.

Mais, nous a-t-on dit, il ny a pas despace neutre. Une institution, un musée, une galerie : même combat ?

Lart doit-il faire fi des conditions de monstration ou, au contraire, attacher de limportance au fait de les questionner ?

Nous avons donc choisi daccepter, avec le souci dinterroger profondément ce cadre dans lequel prend naissance l’exposition.

Palam a montré plusieurs fois par le passé sa sensibilité à la cause écologique, loin d’être un apparat, elle est liée à lADN du collectif. Et pour éviter justement quelle ne soit reléguée à un rôle accessoire, il nous fallait interroger dans son fonctionnement ordinaire, ce quune banque entretient réellement avec l’écologie.

Subventionner des artistes qui parlent d’écologie suffit-il à faire de soi-même une institution écologique ? Surtout quand, par ailleurs, elle subventionne bien davantage les énergies fossiles ? 

Nous avons eu carte blanche sur cette exposition. Et nous ne pouvons que remercier la banque de cette liberté permise. Sans elle, la contestation n’aurait pas pu avoir lieu.

Nous avons, dans ce contexte, lidée saugrenue quil existe un lien entre les banques et le capitalisme, une relation de cause à effet entre le capitalisme et lurgence écologico-sociale. Nous prenons le parti d’utiliser le capital de la banque comme matière plastique et sa destruction aussi littérale que symbolique comme moyen dexpression artistique.

À la première réunion Palam de l’expo, deux questions ont rapidement émergé :

Nous ne voulions pas faire la « déco dune salle dattente » et interroger l’écologie à même ces murs nous paraissait impossible. De ce fait, une question simple se pose : « comment senfuir du lieu ? ».

Par nos précédents projets, nous nous sommes illustrés par des ballades montagneuses. Cette fois-ci simpose lidée de faire sortir le visiteur lui-même de la banque et même de la ville.

Notre seconde réflexion : Quelle serait la manière la plus écologique dutiliser le budget ? 

La « décroissance » en tête… des allusions à « lempreinte carbone »… « la circulation de largent, tout ça…». Nous en avons conclu que la destruction de largent était peut-être l’acte le plus puissant écologiquement parlant. Avons-nous finalement plus abouti le débat ?

Il semblait que nous nous engagions dans une voie critique. Lautocensure nous fait mâcher nos mots. 

La décroissance, lanticapitalisme au sein dune banque: Attendu ? Facile ? Nécessaire ? Nous nous efforcerons d’être pertinents.

Lun dans lautre, le brainstorm était lancé, tout ne peut pas être dévoilé ici. Ce que vous pouvez en retenir, cest que début janvier nous avons fait une balade au cœur du Mercantour pour y cacher un secret. Lexposition Sous la glace, leau retransmet des indices, comme une chasse au trésor. Amenant le visiteur hors de lespace cloisonnant de la banque, et de la saturation urbaine.

Loin de chercher, un simple objet, la quête est den comprendre la nature, de comprendre le sens de cet acte, les questions induites tout aussi poétiques que politiques. 

Dans le refuge il faisait froid, le dortoir n’était pas chauffé, 2 mètres de neige sur le toit nous protégeait quelque peu de la nuit glaciale, 6 couvertures pour les uns, un duvet Northface résistant à -40 pour les autres, la nuit fut difficile, vous vous en doutez. 

Lart est comme une expérience sociétale, visant à déblayer, ouvrir les chemins que l’humanité va pouvoir emprunter. À lavant-garde, notre groupe tâtonne, assure, explore le terrain d’une rencontre entre nature, collectif, et société post-capitaliste.

Nous vous laissons ici pour linstant, mais reviendrons bientôt avec la suite du texte, et dautres indices peut-être.

AZIMUTH – Galerie Eva Vautier – 12/04/2019 – 31/07/2019

Azimtuh, Galerie Eva Vautier 12/04/2019 – 31/07/2019  

AZIMUTH

Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent Testa, Anne-Laure Wuillai

Vernissage vendredi 12 avril à partir de 18h

Exposition du 13 avril au 28 juin 2019

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« “Qui nous a traînés ici ? Je le maudis !“
Cette phrase revenait souvent avec ces variations :
“Mes mains sont gelées !“, “Je suis encore tombé dans un trou !“, “Ce n’est pas le bon chemin“.
Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 mètres d’altitude, dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé. Tout d’abord parce que les raquettes de premier prix en dévers, ça ne marche pas. Ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre, tu tombes sur le côté et puis bon courage pour te relever. […]
Du courage, il en fallait pour se lancer dans cette aventure, pour quitter nos ateliers et  penser que nous allions faire des pièces là-haut, “en communion avec la nature“, qu’ils disaient ! 
Et dans les derniers mètres de la journée, les plus durs de tous, revenait encore cette phrase : “Mais pourquoi fait-on ça ?“
Oui pourquoi ? On tente de vous expliquer : Nous avons à créer des œuvres pour une exposition le 12 avril 2019 à la Galerie Eva Vautier. 
Quelques semaines plus tôt, le titre avait été décidé : “Azimuth“. Entre Exode, Exotopia, Azimut tous azimuts, “Azimuth“ avait triomphé. »
Extrait, Tous Azimuth, chapitre I, 2019.

Lisez la suite de  l’histoire d’Azimuth :

Azimuth

La Galerie Eva Vautier et les artistes Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Evan Bourgeau, Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin, Florent Testa, Anne-Laure Wuillai, accompagnés du commissaire Frédéric Blancart*, et d’une scénographie énergétique proposée par Célia Vanhoutte, présentent l’exposition Azimuth. À l’origine, chemin ou direction, le terme « azimuth » désigne en topographie l’angle horizontal établi depuis la direction du nord, vers celle d’un point à l’horizon.

Entre traversées périurbaines quotidiennes, désirs d’escapades sauvages et protocoles artistiques, l’exposition Azimuth débute par une démarche collective.

Non loin d’un processus performatif, les huit amis se réunissent pour une excursion inaugurale vers le Mont-Cima, avec comme point de départ, le pas de porte de chacun. La marche ou le parcours des rues, ruelles, chemins, puis sentiers, gagne le point le plus haut, le plus lointain, que le consentent huit corps en accord, à neuf jours du solstice d’hiver.

Dans une seconde ascension, le commissaire Frédéric Blancart se joint aux artistes, pour ensemble, s’isoler dans un refuge de haute montagne, après un tumultueux périple à travers cimes enneigées, pierriers et lac gelé. À plus de 2000 mètres d’altitude, la neige, comme empreinte de chacun, se fait sculpture éphémère : fosses ou monticules, lignes en creux ou en relief, sillages de directions différentes et convergentes en un même azimut.

Loin de se limiter à ces deux expéditions, la démarche perdure et annonce d’autres explorations et quêtes de nouvelles contrées, terres et mers.

Si la marche est un prétexte au rassemblement, chacun la conçoit à sa manière, révélant chaque individualité, comme interdépendante des autres. Certains performent, prélèvent et archivent, d’autres soignent, cultivent et assemblent.

Les marches engagées pour l’exposition, telles des échappées, libératrices des contraintes communes, révèlent comme une primauté, animalités et fantasmes enfouis, parfois envolées lyriques d’un corps à corps avec la nature.

Esquissant les contours d’un territoire parcouru, l’exposition appelle à une déambulation, à travers installations, sculptures, dessins, photographies et vidéos. Les œuvres retracent la multiplicité des parcours : chemins escarpés ou routes goudronnées, ascensions rocheuses ou plongées marines, voyages introspectifs ou collectifs.

Celia Vanhoutte, praticienne en médecine traditionnelle chinoise, accompagne les artistes des premières marches jusque dans la composition de l’exposition. Se focalisant sur les éléments et leurs matériaux elle élabore une scénographie énergétique qui dessine, sous un cheminement a priori arbitraire, des complémentarités et tensions entre les oeuvres.

Le commissaire Frédéric Blancart et le poète Tristan Blumel, parmi d’autres invités, ponctuent l’exposition par différents évènements, toujours dans un jeu de résonances et de déplacements.

L’exposition Azimuth, à la fois une et multiple, révèle une proposition collective, générée par l’entrecroisement de huit perspectives singulières.

L’exposition Azimuth s’inscrit dans le parcours à échelle régionale Des marches, Démarches, coordonné par le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, associé au Centre d’Art de Digne-les-Bains, à l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux et au Laboratoire de Grenoble. À travers expositions, installations, performances et évènements, organisés durant l’année 2019, les acteurs culturels du territoire, s’unissent autour d’une dynamique commune. Des marches, Démarches, sur une proposition artistique de Guillaume Monsaingeon, impulse le mouvement en tant que pratique artistique : marcher, courir, grimper, pédaler, nager, selon des rythmes qui peuvent aller jusqu’au silence immobile, en parcourant des territoires qui peuvent être intérieurs, escarpés, bucoliques, urbains … Des marches, Démarches, explore l’incroyable richesse des déplacements à échelle humaine.

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Frédéric Blancart a bénéficié de la résidence curatoriale ACROSS de thankyouforcoming, résidence au cours de laquelle il rencontra les artistes Camille France-Guerra et Evan Bourgeau*

Vue d’exposition, AZIMUTH, Galerie Eva Vautier
 

 

 

 

© crédits photographiques François Fernandez, Benoît Barbagli

Derrière la mer – Beuil – Du 12 février au 12 mars à Beuil 2017

 

 

Du 12 février au 12 mars à Beuil 2017

collaboration entre Anne-Laure Wullai et Benoit Barbagli

Derrière la mer

Communiquée de Presse

Télécharger les photographie en HD

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« Où commence la fin de la mer ?

D’ici, si loin et pourtant présente, elle est telle une vague déployée, arrivée jusque là dont la résonance d’un écho affirmerait la présence.

Derrière la mer, le silence est de mise, l’opalescence la tonalité recherchée, le noir, l’ombre et la transparence le vocabulaire de base.

Telle une invitation à plonger vers les hauteurs, l’expédition est celle d’une échappée hors limites, du plus haut au plus profond, basculant derrière l’horizon.

Chaque lieu imagé fait l’objet de méditation, de dérive, jusqu’à d’infinis glissements de pensées… Offrir un bouquet au ciel, ou se donner fiévreusement la tâche de considérer le monde à échelle humaine. Les océans se mesurent en litres et s’intègrent dans des flacons, le ciel se compte en nuances et s’insère dans un écrin. La montagne se dessine à bout de bras et s’emporte avec soi.

Les lignes prélevées, déplacées, encrées, sont la mémoire de trajets divers, de limites absentes… où l’idée d’infini s’invite discrètement comme une méditation poétique. »

Anne-Laure Wuillai et Benoît Barbagli

 

 

 

 

Pour son exposition de février 2017, intitulée Derrière la Mer, la Galerie de Beuil est heureuse d’accueillir deux jeunes artistes contemporains dont les débuts sont salués par la critique.

L’exposition est organisée en partenariat avec la Galerie Eva Vautier de Nice.

Anne-Laure WUILLAI ( née à Versailles en 1987)   Parcours : ENS Cachan. 

Diplômée de l’Université du Québec. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. 

Anne-Laure Wuillai déconstruit  les structures quotidiennes qui régissent notre vie : agendas, calendriers, cahiers d’école, quadrillages, plannings,… afin de redonner sa place à l’humain. Les objets banals qu’elle installe sont autant de défis à notre corps, c’est-à-dire  à ce qui regarde mais qui est aussi regardé, à  ce qui voit mais ne se voit pas (sauf dans un miroir). Jouant avec les normes et le normatif, elle trace le paradoxe de notre présence au monde, une présence tiraillée entre la liberté et la contrainte, le moi et l’autre.

www.annelaure-wuillai.com   

Benoît BARBAGLI (né à Nice en 1988)  Parcours : Diplômé de la Villa Arson. Photographe, performeur, voyageur.

Le travail de Barbagli est un travail performatif, c’est-à-dire de mise en scène à la fois de lui-même et des paysages de mer et de montagne. Il s’apparente au Land Art, mais un Land Art qui révèlerait une profonde spiritualité. En impliquant certains gestes ou certaines positions de son propre corps dans toute sa pureté et sa nudité, ses photographies parlent un langage métaphorique et symbolique. Avec lui, nous sommes happés par les vibrations du cosmos  et nous pénétrons dans la mémoire du monde. « L’âme est une fonction du corps », disait Darwin.

www.benoit-barbagli.com

Dans l’exposition

Shape of a Mountain

Shape of the Mountain (la forme de la montagne) est un projet initié au Népal , à travers un trek autour de la chaîne d’Annapurna du second massif de l’Himalaya.
Un jeté d’encre d’une falaise sur une toile en contrebas.
La chute de l’encre et l’aspect du sol forment l’empreinte sacrée de cette terre verticale qui capte de la montagne son vertige et sa chute, son temps géologique et son espace sans limite. La montagne fertile donne naissance au subtrat qui se dépose sur la toile : le bois qui grandit sur celle-ci devient ainsi encre.

Vision du sublime chez Kant, elle excède la capacité de l’esprit humain à la penser, à la représenter. C’est ainsi que le geste de l’artiste disparaît pour laisser les singularités formelles de celle-ci s’exprimer.
Dans un élan zen méditatif, elle rappelle la démarche des calligraphes chinois qui cherchent dans leur geste le sentiment de vacuité.

Annapurna, 2016, Annapurna, Népal ( à droite), Notre-Dame d’Amirat , 2016, Amirat, Alpes-Maritime (à gauche) série Shape of a Mountain

Encre au charbon sur toile, 190 x 130 cm


Shape of a Nature #1
 , Alpes-Maritime , Notre Dame d’Amirat , 2016

Shape of peace

La forme de la paix

Balasama, Himalaya, demeure de Shiva autour d’Annapurna

La montagne des formes

Les corps en paix

Montagne des protèges

La forme de la paix

Balasama, Himalaya, demeure de Shiva autour d’Annapurna

Gangapurna Balasama
série Shape Of Peace, Annapurna, Népal, 3519 mêtre
3 exemplaires sur Dibond, caisse américcaine noir, 40 x 60 cm

 

 

Vue d’Exposition



Une sorte de métaphore comme la (planète) terre – Paris 12 – Septembre 2015

Du 24 au 27 septembre 2015, au 71Bis rue Lamarck, 75018 Paris

Vernissage le Jeudi 24 septembre à partir de 18h

+

Performance de Tristan Blumel vendredi 25 septembre à 18h

Catalogue: ici la Terre

Ici la terre catalogue

Catalogue d’exposition

Une métaphore comme la terre catalogue

 

texte d’introduction

TADAM .. voici la Terre… la terre toute entière, le jeune homme d’un coup, d’un seul leva la cape, les cheveux encore mouillés et le nez toujours bien rouge et douloureux de la méduse qu’il s’était prise dans la figure pendant le chemin du retour. Dans la mer,  les vagues le maltraitaient déjà beaucoup, il avait bu trois fois la tasse le temps de l’expédition il nageait en hâte vers la rive et paf ! encore une vague qui lui mit la tête sous l’eau et paf ! une méduse sur le nez. « Ah!! ça fait un mal de chien » il ne cessait de répéter. Et tout ça c’était pour voir la terre.

Voir la terre entière, comme dans un tour de magie dont on ne sait pas vraiment si c’est juste un peu d’embrouille, un truc d’hypnotiseur, peut-être même de charlatan. Ou s’il se passe vraiment quelque chose, du genre on va la voir vraiment la terre ! 

Comme si habillé en cosmonaute on partait dans l’espace avec ces fusées construites au nucléaire, d’où l’on voit la terre tout en flottant, attaché à cette espèce de cordon qui nous empêche de disparaitre dans l’espace,  mais ce jeune homme c’est dans la mer qu’il flotte et pas très bien je vous l’accorde. En ce qui concerne la fusée, la sienne à la forme d’une soucoupe, et il parait que ce n’est pas avec le nucléaire mais avec la télépathie qu’elle fonctionne, mais la soucoupe c’est pour son prochain tour…

Car là c’est encore plus fort,  c’est  la terre entière qu’on va voir,  la terre entière sur la mer.

Le public en attente… La cape se lève,

C’est qu’en plus de cela il a fait ça avec une équipe, une extraordinaire équipe,

car bien sûr il faut beaucoup d’esprits pour faire voler la terre sur la mer.

Son équipe il tenait à la présenter, car il faut bien le dire c’était une sacrée équipe, et puis comme il le répète souvent : ces choses ne sont drôles seulement parce qu’on les fait à plusieurs.

Manque de bol pour la présentation, le premier de l’équipe: Félix l’aventurier a fini par vraiment le prendre le bateau, et il est quelque part entre Bali et la Malaisie, sur le ciel ou sous la mer, peut-être au sommet du Mont Kinabalu m’a-t’on soufflé. Lui son truc c’était l’organisation et puis l’énergie. Celui qui mettait le réveil à 4h30 et qui criait : debout on y va ! on doit être descendus de la montagne avant midi! Et parfois clic il prenait une photo, qu’on peut aujourd’hui apercevoir dans l’exposition ici la terre.

Dans l’expédition il y a Tom, il se lève moins tôt, mais il est indispensable sur les manips de mousquetons, assurer le bras pour ne pas qu’il cavale toute la vallée. Et Audric prêt à percer la montagne autant de fois que nécessaire pour fixer les pitons auxquels tous les quatre confient allaient confier leur vie.

Ils ont ainsi pu gravir les plus hautes montagnes des Alpes, et une autre moins haute mais tout aussi singulière où ils ont pu, bravant la neige et le vide, accrocher ce geste amoureux, ce bouquet de fleurs tendu vers le ciel au-dessus d’une terre au paysage des plus extraordinaires.

C’est donc ces quatre là, (et aussi Katia et Quentin, fin vidéaste pour la documentation) qui se sont suspendus dans le vide, perforeuse sur batterie Makita à la main, et ont percé un gros rocher un matin de janvier, scellant ce bronze  dans la montagne.

Il se trouve qu’avec Celia il avait fait déjà une tentative pour accrocher ces fleurs dans le ciel, mais la gravité les a attirées sous la mer. C’est vrai qu’il ne faut pas être très malin pour croire que lorsque qu’on saute dans le vide avec un bouquet de fleurs, elles vont rester dans les airs. Les fleurs sont légères mais subissent elles aussi la gravité, c’est Newton qui nous le dit, P=MG. et le fait d’être nu n’y change rien!

C’est pour cela qu’ils ont du trouver un stratagème pour fixer ces fleurs dans le ciel.

Le stratagème c’était cette expédition, accrocher son bras tendu en haut d’une montagne tendant des fleurs à l’immensité.

Bon…Les fleurs fanent vite et s’envolent certes, mais c’est déjà un temps plus long que celui d’un saut et puis surtout le geste reste, et puis l’histoire reste, et tous les randonneurs alpinistes avertis, pourront s’ils ont une corde et de bons mousquetons, y placer de nouvelles fleurs.

Même après avoir fixé le bras, ce que lui et son équipe n’hésitaient pas à qualifier de haute technologie poétique, il repensait au saut dans le vide fait avec Celia et il se dit: « au fond on en est sûr, quelque part on ne sait pas trop où, le bouquet il est toujours accroché dans le ciel. »

C’est ça ici la terre, le nom du premier projet. Un projet amoureux et sincère qui a pu exister grâce à une première et primordiale équipe, et à une second équipe dont l’histoire arrive bientôt.

ici la terre,

Car ce nom ici la terre, c’est quelque chose ! C’est un nom fort, qui contient un secret que je n’ai pas encore découvert ! Je sais juste que le nom vient d’un autre texte publié un peu plus tôt, soufflé par Joseph Mouton. Il est fort pour trouver les titres Joseph ! C’était à l’époque où on  essayait tous  de réparer un réseau de transmission de pensée à grande distance afin de retrouver le mémoire perdue dans la sphère des idées.

Ah ! La télépathie, ça c’est sûr, ça fonctionnait, comme un subtil équilibre entre la chose fictionnelle, la chose réelle et la chose poétique… mais ça c’est une autre histoire.

Il y a ensuite  le grand Tristan Blumel qui entre en jeu. Lui c’est un poète, lorsque  qu’il fait un spectacle on le présente comme ça :

“N’a qu’une voix mais beaucoup de mots, qu’il crache et lance au sol. Les mots s’enfuient et ne reviennent jamais. Mais Blumel s’en fout, il en a toujours plus.”

Il n’était pas là pendant l’expédition, car c’est un Bordelais. Il devait être assis à Bordeaux sur son bureau portable avec sa machine à écrire,dans une rue, et vendre des poèmes aux passants. «  Pour cinq euros je vous écris un poème ma chère ».

Il n’était pas à l’expédition mais c’est un peu comme si, car on a fait un livre ici la terre, et c’est Blumel qui l’a écrit. Qui l’a raconté à sa manière, une manière de poète en quelque sorte « En fond, il s’opère une transaction, un secret échange de douceur, entre le banal et l’extatique. » Nous dis-t’il.

J’en profite pour vous annoncer, je ne sais pas garder de secrets, Blumel sera là le vendredi 25 septembre 2015 à 18h!

Enfin c’est Diamètre qui arrive dans l’histoire, parce qu’il faut bien la mesurer la terre.

Diamètre c’est facile, vous devez avoir leur logo en haut ou en bas du texte, c’est une association.

parce qu’il fallait bien la raconter l’histoire d’Ici la Terre, Diamètre nous a trouvé un lieu dans leur belle ville de Paris, et organisé un vernissage le 24 septembre 2015 à Lamarck Caulaincourt venez nombreux !!

Dans Diamètre il y a Camille, c’est elle qui lui a proposé de raconter cette histoire et d’organiser l’exposition : super commissaire sortie tout droit de l’école du Louvre.

Il y a aussi Andy, c’est lui qui prête son appartement à Lamarck Caulaincourt et Manon et tout le reste de l’équipe.

On y presque, Jean-Pierre et Eva règlent les derniers détails logistiques, caisse en bois pour transporter les photos etc..

Lui et Celia finissent de peaufiner leur technologie poétiques, ils détiennent ensemble le secret de l’envol de la terre et deux trois autres secrets aussi, qu’ils ont mis au point sur une plage naturiste, la même où il a vu s’envoler la terre. Il paraît que sur leur dernière photo la poésie est partie en vacances, et qu’ils travaillent sur une sorte de particule de gravité poétique pour l’éthéré

TADAM la cape se lève .. allons-nous voir la terre?

Un ami trompettiste


Remerciements

à Tristan Blumel pour la mise en poésie de l’exposition par ses textes, et de sa lecture performative le 25 septembre à 18H

à Celia Vanhoutte pour sa participation aux photographies, à la construction de l’exposition.

à Camille Frasca de l’association Diamètre pour l’organisation de l’exposition, l’écriture de textes et la communication.

Nous remercions ici également les soutiens du projet Ici la terre :

à  Tom Barbagli  et Audric Galzy pour avoir gravi des montagnes suspendus dans le vide, en la perforant pour y accrocher un bras.

à Tristan Brumel pour la coréalisation de cette édition et l’écriture du texte Demeurer.

à Celia Vanhoutte , Felix Bourgeau, Morgane Mercurio,  pour les précieuses prises du vue qui ont produit nombres d’images de cette présente édition.

à Juliette Mirette, Anne-Sophie Lecharme, et Annie Vautier pour leurs corrections  Du texte ici présent.

à Joseph Mouton pour le précieux titre : ici la terre.

à Quentin Pham-van pour le film de l’expédition.

à Eva Vautier et sa galerie pour la participation à la création d’édition.

à Jean Pierre Soardi pour son aide logistique

à tous les généreux donateurs qui ont reconnu dans ce geste un acte amoureux, sincère et poétique.

Communiqué de presse : CP-Une-sorte-de-métaphore-comme-la-planète-Terre

 

 

Catalogue d’exposition:  A venir