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Nouvelle vague – Palazzo Saluzzo Paesana – Turin – Expositions solo Avril – Mai 2022

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Nouvelle Vague

Exposition personnelle de

 Benoît Barbagli

Commissaire: Enrico Debandi

Vernissage le Jeudi 7 avril à 18H

Exposition du 8 avril au 21 mai

Ouvert du mercredi au samedi de  16h à 19h

Palazzo Saluzzo Paesana

Via della Consolata, 1 bis – Turin , Italie

Tel: +39 347 010 3021

E-mail: [email protected]

Le pass sanitaire n’est pas obligatoire pas accéder à l’exposition.

Un pass sanitaire ou test négatif (<48h) est indispensable pour passer la frontière.

 

Le soir du vernissage l’accès à l’exposition sera conditionné à une inscription.

S’inscrire gratuitement ici

Information pratiques :

Réservation d’une chambre à Turin proche de l’exposition :

Allegroitalia Golden Palace 5⭐

Pour réserver écrire à [email protected] avec le code promotionnel Nouvelle Vague

Train depuis Paris avec Trenitalia

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Aussi certain qu’une vague s’échouant sur la rive annonce la suivante  , la Nouvelle Vague reste la même, et fait pourtant rupture avec la précédente. Un souffle continu, cyclique, inaltérable dont le déferlement sur le rivage est son expression singulière, racontant une parole entière et à chaque fois différente.

Si rupture il y a, quelle est-elle?  Une nouvelle esthétique ? Un manifeste ? Le manifeste appartient à la nature, et l’esthétique est déconstruite.

Ce que Nouvelle Vague emprunte au mouvement cinématographique éponyme du siècle passé, ce n’est pas l’héritage intellectuel ou technique de ces auteurs et acteurs, mais la rupture profonde qu’elle évoque. Ce n’est pas la rupture d’une génération qui s’affirme contre une autre, d’artistes et d’auteurs contre d’autres. C’est au contraire un geste de retrait. Une rupture avec l’individualisme et sa production égotique, une rupture avec l’extraction culturelle de l’homme de la nature, une rupture peut-être même  avec l’homme lui-même.

La Nouvelle Vague est comme une tentative de retrait de l’ego anthropocène omniprésent, où l’artiste se transforme en un  assistant, un sherpa, un soutien des forces naturelles environnantes.

En orientant les références de la culture vers celles de la nature, nous regardons Nouvelle vague non plus comme l’expression culturelle énoncée par un ensemble d’individus, de méthodes et de techniques mais littéralement comme l’expression propre de sa parole : la vague elle-même.

Ce n’est donc que très peu la question de l’artiste, celle du « je », mais bien davantage la question du « nous ».

De plain-pied dans l’anthropocène et l’effondrement à l’horizon, les artistes se sont retrouvés, suite à la modernité être la pierre angulaire des normes qui ont construit l’individu. Un mouvement de retrait, un ralentissement devient un acte de résistance et de construction. Et ce, en mettant la primauté à interroger de nouveau, à la fois, son rapport à l’environnement et son rapport au collectif. Sans le collectif, l’écologie achoppe et plus largement toutes les luttes.

Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend.

L’exposition Nouvelle Vague est une immersion dans cette nature parfois montagneuse, parfois maritime. L’encre produite par le bois brûlé et recueilli aux abords des forêts et sur les rivages se déposera sur les toiles de lin suivant le dessin des reliefs montagneux, et la vitalité des vagues incessantes.

Nouvelle vague c’est aussi la captation photographique par des instructions ou gestes simples,  de la tentative de faire émerger de la joie, de la paix, de la vie. Parfois une pleine immersion sous l’eau comme dans la série Nous avons essayé de nous endormir sous l’eau, parfois un geste d’amour envers la nature avec Tentative amoureuse , ou encore lui donner parole avec Révolution naturelle.

Nouvelle vague ce sont enfin des sculptures Chrysalithe, en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, pensées comme autel de protection à cette nature fragile que l’humanité maltraite.

Dans cette exposition au Palazzo Saluzzo Paesana à Turin, Nouvelle Vague inaugure le 7 Avril 2022, une parole au plus proche d’une expression naturelle, une tentative de mettre la mer, les montagnes à l’œuvre, et  une volonté de repenser le collectif dans un rapport intime, ritualisé  à la nature.

Certaines des œuvres exposées sont en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, et avec la participation du collectif Palam.

Vue d’exposition  Salle 1 – Palazzo Saluzzo Paesana

L’Association Culturelle BArock a le plaisir de présenter la nouvelle exposition personnelle de l’artiste français BENOÎT BARBAGLI, installée dans l’Appartamento Padronale du Palazzo Saluzzo Paesana (entrée Via della Consolata 1bis – Turin) du jeudi 7 avril au samedi 21 mai 2022 (ouverture au public du mercredi au samedi de 16h à 19h, ou sur rendez-vous) avec un vernissage sur invitation le jeudi 7 avril de 18h à 21h. Avec cette grande exposition intitulée NOUVELLE VAGUE, les salles historiques habitées par les marquis de Saluzzo rouvrent symboliquement leurs portes à la ville de Turin, après une interruption de plus de deux ans, inaugurant le programme culturel consacré aux célébrations du tricentenaire du Palais, conçu en 1715 et inauguré en 1722 sur ordre du comte Baldassarre Saluzzo di Paesana. L’artiste Benoît Barbagli, né en 1988 à Nice et diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson, a grandi dans une famille qui a toujours été active dans le monde de l’art, ce qui a stimulé et soutenu sa formation expressive depuis ses débuts en 2011, année de sa première performance – Concert FLUXUS au MoMA de New York – avec son grand-père Ben Vautier. Il s’agit de la dixième exposition personnelle de l’artiste et d’un tour d’horizon exhaustif de la plupart des thèmes qu’il a abordés au cours des huit dernières années. L’exposition décrit un hymne à la vie et à l’amour à travers le langage magique des éléments de la nature, tout en étant un manifeste personnel de la liberté expressive de l’art. L’exposition comprend 30 œuvres et est divisée en deux sections principales, en parfaite symbiose l’une avec l’autre. La première section rassemble une série de toiles, pour la plupart de grand format, dont quatre triptyques et un polyptyque, peintes au fusain selon une technique qui mélange le Dripping, l’Action Painting et le Land Art, en utilisant différents scénarios naturels et sauvages comme “ateliers” et en faisant travailler ensemble les éléments de la nature. La deuxième section présente une galerie d’œuvres photographiques témoignant d’autant de performances, qui racontent des expériences différentes, mais toujours en équilibre constant entre Amour et Nature. Les grandes salles de réception de l’Appartamento dei Marchesi di Saluzzo accueillent sur leurs grands murs le cycle “Ecotopìa”, de grandes toiles blanches peintes au charbon noir selon une technique spéciale capable d’encapsuler les quatre principaux éléments de la nature : la terre, le feu, l’eau et l’air. Les œuvres tirent leur origine et leur inspiration du choix du lieu où elles sont créées, qui se manifeste sous la forme du Genius Loci et est présent de manière différente dans chaque œuvre : de la forêt de Fontainebleau près de Paris, déjà théâtre des premières expériences des impressionnistes en plein air, aux rochers du Cap Ferrat, jusqu’au sommet de Notre Dame d’Amirat et aux montagnes sacrées de l’Anapurna au Népal. Les lieux choisis accueillent les différentes phases de la réalisation de ces œuvres, à commencer par la création du pigment utilisé, obtenu en pulvérisant le charbon de bois résultant de la combustion de bois ramassé dans ces mêmes lieux, comme pour évoquer d’anciens rituels païens. Le pigment mélangé à un fixateur végétal est jeté sur les toiles puis “peint” grâce à l’intervention d’agents atmosphériques, tels que les vagues de la mer et le souffle du vent, qui le répandent et le diffusent, créant des motifs abstraits fascinants par leur singularité. Le boudoir et les salons de l’Appartamento Padronale sont occupés par la partie photographique de l’exposition. Les 15 clichés sélectionnés font partie d’un ensemble beaucoup plus vaste et en cours d’élaboration, intitulé de manière évocatrice “10 ans d’amour”, qui documente l’aspect profondément “romantique” de l’artiste, tel que les poètes du XVIIIe siècle auraient pu le comprendre, c’est-à-dire la manière dont Benoît évoque constamment la puissance du monde naturel, en célébrant sa beauté fragile. Parmi les différentes salles, on remarque la “wunderkammer” du palais, qui abritait autrefois les collections d’objets exotiques et curieux du marquis de Saluzzo, où le “Saut Amoureux” est intégralement pour la première fois. Cette série de clichés photographiques réalisés depuis 2014 documentant autant de “ sauts dans le vide “, évocateurs du plus célèbre “ Saut dans le Vide “ d’Yves Klein de 1960, inscrit idéalement le travail de Benoît dans le courant du Nouveau Réalisme. Dans le cadre enchanteur de la Rade de Beaulieu, sur la Côte d’Azur, l’artiste s’élance vers l’inconnu, atteignant chaque fois le ciel l’espace d’un instant avec un objet différent : un bouquet de fleurs, un instrument de musique, une torche pour éclairer l’obscurité de la connaissance, le fruit iconique de l’art d’Andy Warhol à Cattelan. Parsemées dans les différentes salles de l’exposition, comme un trait d’union, des sculptures en résine telles que “Geste d’amour”, qui repropose le geste symbolique de l’artiste d’“offrir” un bouquet de fleurs, comme pour accueillir les visiteurs à l’entrée de l’exposition, et les deux “Chrysalithe” créées en collaboration avec l’artiste parisienne Aimée Fleury, des formes à la sensualité organique qui renvoient à un univers imaginaire doux de richesse et de sensibilité.

Enrico Debandi

 

Vue d’exposition – Révolution Naturelle 1 & 2 Salotto Giallo

En regardant les toiles de Benoît Barbagli, la première chose qui vient à l’esprit est l’action painting américaine: celle de Pollock, De Kooning et Kline, mais aussi du Vénitien Emilio Vedova. L’action painting américain, où l’acte physique devient important et où la peinture en est la manifestation, mais pour Barbagli, l’action, la matière et le signe ont une signification différente. Tout le travail de Benoît est basé sur la nature et ses éléments, qui deviennent à la fois action et matière. Grâce au feu, à la terre avec ses arbres et ses débris, mélangée à l’eau des mers et des montagnes, l’artiste crée l’encre qui est déposée sur chaque toile. Le feu, qui a toujours été un symbole de régénération et de progrès, pour l’artiste et ses amis qui l’accompagnent souvent, devient un lieu de création de rituels, de danses et de performances. Les toiles sont réalisées entièrement dans l’environnement naturel, qui devient un lieu à la fois spirituel et religieux. Ce n’est pas un hasard si nombre de ses tableaux sont des triptyques, comme «Le sacre du printemps» ou «Les falaises de Gars». Ce type d’œuvre, qui a toujours été lié au monde religieux, était normalement une décoration d’autel avec des panneaux latéraux qui pouvaient être fermés sur la partie centrale, visible uniquement lors d’occasions liturgiques spéciales : Les triptyques de Benoît ne sacralisent plus aucune autorité religieuse chrétienne, ils sont ouverts, non refermables, prêts à montrer la divinité «nature». La nature est aussi l’atelier de Benoît : les montagnes, les rivières, l’océan deviennent son espace de travail, la performance est souvent marquée par la nudité de l’artiste et parfois aussi de ses amis et collègues qui l’accompagnent dans ses expéditions artistiques. La mer, les montagnes et les manifestations de l’environnement naturel créent l’œuvre et la toile capture ces moments. Les quatre éléments (feu, air, terre, eau) sont récurrents, animant l’univers de Benoît qui détourne les références culturelles et les renvoie à la nature. Pour ce faire, l’artiste disparaît, l’art émerge mais sans l’action de l’artiste, sa paternité est remise en question car il prépare la scène mais le geste est fait par la nature. Benoît Barbagli transporte ses toiles à la montagne, du massif de  l’Annapurna ou des Alpes de Haute Provence, ou encore sur les rives de la Méditerranée, pour qu’elles puissent créer, la montagne et la mer. On pourrait le comparer aux artistes du Land Art mais, contrairement à eux, il ne modifie pas le paysage, c’est la nature qui a une action artistique sur ses œuvres. L’artiste jette dans le paysage de l’encre naturelle fabriquée sur place, de sorte qu’elle tache une toile déposée soit sur une falaise, soit sur un rocher, l’encre dégouline ainsi des rochers sur la toile en dessous. La chute de ces derniers et l’aspect du sol constituent l’empreinte de l’œuvre. La création de l’œuvre est aussi rapide que la chute de son encre d’une hauteur de dix mètres, réalisée avec du charbon de bois et de l’eau, mais ici elle se mélange aussi aux divers débris rocheux. Il en va de même avec la mer, la toile posée sur la falaise reçoit le rythme des vagues et celles-ci, avec le rivage, la recouvrent en diluant sa couleur ; la toile devient le fruit de la collaboration entre la terre et la mer, et Benoît en est le spectateur. Il grimpe, nage, marche, fait de l’apnée et se jette dans le vide comme dans ses Tentative amoureuse et Salti d’Amore. Les quatre éléments naturels et ce qui en découle dans l’environnement, comme la chaleur et le froid, sont montrés dans des paysages nocturnes et diurnes, la mer et les montagnes, le tout renforcé par la nudité du corps qui habite et devient partie intégrante de ces lieux : l’homme n’est plus face à la nature mais en fait partie. Si l’artiste est le spectateur de l’acte créatif «naturel», nous devenons des observateurs de la relation et de la communication entre l’artiste et la nature, grâce aux photographies et aux vidéos qui témoignent des performances naturelles. La caméra est peut-être le seul élément où Benoît impose l’acte créatif lui-même, par lequel il parvient à soustraire l’âme de la nature et de ses éléments pour nous la ramener. Dès ses prises de vue dans des œuvres telles que Coat of light, ou Croix, ou Rituel Subaquatique, mais aussi dans Révolution naturelle, le caractère concret de la nature transparaît et l’objectif de l’appareil photo devient une extension de la vie.

Luigi Crea

Origine de la joie – Galerie Epi –  3 avril au 11 juin 2022

 

Origine de la joie

VERNISSAGE / OPENING

Samedi 2 Avril 2022 à 18h

Benoît Barbagli

Galerie Epi

2 place de l’Église – 49123 – Ingrandes sur Loire – France

 

Exposition du 3 avril au 11 juin 2022

Les samedis, dimanches, et jours fériés de 14h à 20h

 

 

L’Origine de la joie présente une exposition photographique rétrospective au travers d’une question qui n’a de cesse de resurgir dans ma pratique :

Comment le collectif s’immergeant dans la nature peut-il reconstruire du commun?

Comment l’écologie est-elle tributaire de ce commun ?

Comment la joie peut-elle devenir le liant, le moteur de ce collectif et participer à recréer du lien avec la nature?

 

Certaines des photos exposées sont en collaboration avec l’artiste Aimée Fleury, et avec la participation du collectif Palam.

Origine de la joie extrait de la série : Mythologie Subaquatique

la vie et la joie
Voler sous leau 2021 50 33,3 cm
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La mer à l’œuvre – PortLympia – Septembre 2021

okok
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polytique
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notre dame amirat -Large_wall_in_minimal_gallery
Originale, Eclaircie, 2021, 65x 54 cmvisuel3D
Originale, Le rocher de Ponte-Leccia, 2019, 92 x 75 cmvisuel3D
uvre originale, Calme, 2021, 200 x 50 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame d Amirat, 2016, 260X190 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame damirat IV, 2018, 195 x 130cmvisuel3D
uvre originale, Eteindre le feu III, 2020, 146 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La tempte, 2018, 162 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D copie
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D
uvre originale, La voix oceanique, 2021, 180 x 285 cmvisuel3D
uvre originale, Lempreinte de Shiva, 2016, 195X130 cmvisuel3D
uvre originale, Naissance dune vague, 2021, 162x54 cmvisuel3D
uvre originale, Paysage vertical, 2019, 80 x 40 cmvisuel3D
uvre originale, Soleil Maritime, 2021, 219x92 cmvisuel3D
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La mer à l’œuvre

 

Benoit Barbagli

Jeudi 23 septembre

À 17H30

Espace Culturel Collège Port Lympia

31 Bd Stalingrad – 06300 Nice

 

 

 

Un jeté d’encre d’une falaise sur une toile en contrebas.

La chute de l’encre et l’aspect du sol forment l’empreinte de cette terre verticale qui capte de la montagne son vertige et sa chute, son temps géologique et son espace sans limite.

La réalisation de la toile est aussi prompte que la chute d’une dizaine de mètres que mettent quelques gouttes de charbon mélangées à de l’eau.

Avant d’être une œuvre, Ecotopia ce sont de nombreuses marches, en solitaire ou avec des amis à travers la montagne. Des nuits passées à habiter la nature, sous les étoiles, réchauffés par un feu de camp.

Des falaises escaladées des heures durant, pour qu’une fois au sommet, en seulement quelques secondes, un jeté d’encre vienne recouvrir une toile en contrebas.

Excepté la toile de lin elle-même, les matériaux qui la composent proviennent de la marche, l’encre est créée au lendemain des nuits passées dehors, avec les cendres concassées du feu de bois, auxquelles s’ajoute une sève servant de liant.

La montagne fertile donne naissance au substrat qui se dépose sur la toile, le bois qui grandit sur celle-ci devient charbon, puis encre.

 

 

(Plus d’informations et de photographie à venir très bientôt)

En savoir plus sur le projet Ecotopia

Sous le chaos, la vie – Galerie Mansard – Paris – 14 Octobre – 2021

 

 

Sous le chaos, la vie

 

Tenir 8 secondes sous l’eau, remonter, plonger à nouveau. On répète cela autant que possible… L’appareil, fixé sur un bibule volant à hélice, prend des photos à intervalle de 5 secondes.

Il fallait donc tenir au moins ce temps, plus celui de se plonger, tout cela synchronisé entre nous. Éprouvant !

Nous étions cinq ce jour-là : Aimée, Benoît, Diego, Katalina et Yoan.

C’était la fin de l’été, un mois avant le grand opening Sous le chaos, la vie à la Galerie Mansart à Paris.

Si ce texte vous parvient avant l’exposition, Save the date (!) :

 

Le 14 octobre 2021 – 18H 5 rue Payenne, 75004 Paris.

 

Si ce texte vous parvient dans quelques décennies, vous le lirez sûrement avec un regard amusé ou désabusé, trouvant inefficientes les tentatives des pratiques culturelles à discourir et s’adapter à l’effondrement prédit. Construire des images dans un monde qui s’écroule, procédé généreux en contradictions et paradoxes, vous semblera peut-être un brin naïf. Au fond, et nous le savons peut-être déjà, l’un des moteurs actuels de l’anthropocène sont les images et leurs Pectaoctets stockés dans nos nuages numériques.

L’exposition est initiée par Benoît Barbagli. Il y invite Aimée Fleury qui cosigne des œuvres, en signe certaines, et crée habilement une scénographie spectaculaire notamment dans la pièce du bas aux allures de carrière sous-marine.

Rien n’aurait été possible sans tous les autres, que nous nommerons au fur et à mesure. Car même si l’exposition est présentée comme une monographie il était impossible de penser “Sous le chaos, la vie” autrement que collective. Soutenue, influencée, disputée par toutes les pensées et les actes des artistes et amis qui nous environnent.

À Saint-Cassien nous étions bien loin de Paris. Les instructions étaient pourtant assez simples : faire une nage, en cercle, sous l’eau et nu. À un mètre de la surface, en apnée, étions-nous seulement capables de prévisualiser cette photo dans le WhiteCube ? Immergés, les problématiques écologiques nous paraissaient bien loin et pourtant… Il nous fallait de l’air. La performance reproduite en boucle transforme notre journée en une sorte de rituel subaquatique. Pourquoi cinq ? Pourquoi en cercle ? Pourquoi nous, pourquoi nus ?

Il se passe quelque chose lorsque nous sommes ensemble sous l’eau, entre nous, avec le lac, avec vous. Succinctement, en suspension dans le liquide pré-amniotique : une épiphanie, un effet relativiste, un Déjà-Vu , un bug temporel ? L’eau partout autour nous connecte à la vie. Un lien d’égal à égal à la nature, non dicible mais parfaitement tangible.

Tout cela enregistré dans les entrailles numériques de  l’ennemi : le drone. Ce n’est que collectivement, à égalité les uns face aux autres que nous pouvons composer avec la nature. Ni le libéralisme vert, ni l’individualisme post-moderne romantique n’a les clefs d’une telle transition.

Ce n’était pas la seule photo ce jour-là, après une pause bien méritée nous avions de façon tout aussi incongru déplacer les pierres des rives sous marine du lac, un soutien à Sisyphe en somme, nous a soufflé Aimée Fleury. La photographie n’est pas la fin, mais le prétexte à la journée, il permet à cette situation d’exister. Les corps dénudés sont aussi désexualisés, ils se libèrent un tant soit peu du normalisant patriarche. Tout comme le drone, l’appareil est volant, et se passe de main en main, la signature s’oublie dans le moment. À la croisée du spirituel et du politique, l’esthétique crée une éthique de nos perceptions. Avec ces corps nus, n’en déplaise à Instagram et son BoobsFinder qui, incorporant une inégalité de genre numérique, insidieusement normalise nos comportements et nos corps bien au-delà de son réseau.

Deux mois au paravent, 35° à l’ombre, c’était à l’air Saint-Michel, que nous manifestions dans l’espace naturel, armés de banderoles. L’une d’entre elle, affirmait haut et fort en direction du ciel et tous ceux qui nous dépassent, Sous le chaos, la vie. Car, sous le drame de l’anthropocène, de l’image esthètes, toujours la vie resurgit.

Beaucoup d’histoire à raconter sur cette journée et sur chacune des autre qui constitue les photos de cette exposition. Si ce texte constitue une introduction de l’exposition, il n’en constitue pas le résumé, c’est seulement sur place, que vous pourrez découvrir la suite de l’épopée Sous le Chaos, la vie. tel les Structures raisonnées et leur Aménagements sensibles, sur nos tentatives de nous endormir sous l’eau, ou en sur la fabuleuse histoire du très contemporain Carrée Blanc sur fond blanc.

Nous ne pouvons terminer ce texte sans dire merci aux crapauteurs nous ayant accompagné, et se retrouvant par la photographie bien malgré eux soutient de la cause:

Aimée, Armand, Benoit, Camille, Cecile, Celia , Diego, Egles, Evan, Gabriel, Maria, Marie, Mouna, Lea, Katalina, Yoan.

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Photographie de l’exposition 

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SOUS-LE-CHAOS-LA-VIE-22
SOUS-LE-CHAOS-LA-VIE-21
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Selection  d’œuvres

Sous le chaos, la vie ,  2021
Born from earth, 2020
Révolution Naturelle
Le grand Nord
Exoview, 2020
Le grand Nord
Rituel subaquatique
Sisyphe collectif
Sous le chaos, la vie , 2021
Born from earth, 2020
Révolution Naturelle, 2020
Le grand Nord 1
Exoview, 2020
Le grand Nord
Rituel subaquatique
Sisyphe collectif
Révolution amoureuse, 2021
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Vidéo Exoview

Texte de présentation par Pulchérie Galmer

Sous le chaos, la vie

L’atelier de Benoît Barbagli est vaste. Océan rivière et montagne sont ses espaces performatifs. L’art y surgit, émergence vitale au sein du collectif. Ses propositions plurielles et multi-médiumniques éclosent dans des gestes itinérants. L’art se déplace dans la nature.

Dans ses dispositifs péripatétiques, le chemin fait sens, la nudité est candide, et l’œuvre se manifeste dans des surgissements. Les configurations sont multiples, les rituels variés et, souvent, l’expédition qui mène à l’expérience artistique se fait avec des plasticiens. Son appareil photo est qualifié de « volant ». Il passe de main en main et la signature est fréquemment partagée ou collective, comme ici avec Aimée Fleury qui cosigne la scénographie. Il l’invite d’ailleurs à exposer certaines de ces œuvres à la Galerie Mansart.

Benoît Barbagli explore les frontières. Il puise dans le substrat de la création en quête de ses germinations issues d’une nourriture mutualisée. La Montagne crée autant que la mer, que l’ami artiste, par sa présence, par son mouvement, par le principe de vie, par essence aléatoire, qui le meut. L’art saisit des instants du Vivant qui se manifeste toujours où on ne l’attend pas, dans des séquences inouïes que nous peinons parfois à saisir dans leurs déploiements. Avec humour, légèreté, force et délicatesse, Barbagli nous invite à croquer les instants et nous incite à les considérer dans leur beauté éphémère. Une ode à la Vitalité.

Les quatre éléments sont récurrents. Ils animent et structurent des séries de l’artiste dans des jaillissements héraclitéens. Le feu, l’eau, l’air, la terre. L’univers de Benoît Barbagli est poétique, polysémique, pudique, drolatique. Il aime à « détourner les références de la culture pour les retourner à la nature. » Qu’est-ce qui fait œuvre ? Le projet ? Ses manifestations ? Il orchestre des rencontres, une communauté se crée autour du projet et l’espace de création devient alors joyeux prétexte à la vie.

Pour rendre hommage au vivant, lui restituer sa place, l’artiste s’efface, il met en scène, se met en scène et pourtant s’estompe avec beaucoup d’élégance, l’égo se dissout dans l’interconnecté, je est un autre. Benoît Barbagli, c’est le romantisme inversé. Son retour à la nature se fait dans un cadre apaisé où l’égotisme s’anéantit, où l’éloge se dépare de pompe, où l’art affleure dans sa plus simple expression.

Dans la mer méditerranée en hiver, une main tend un bouquet dans l’eau glacé, la mer féconde est aussi meurtrière ces derniers temps. Éros et Thanatos se rejoignent, ardeur amoureuse et hommage mortuaire sont les deux faces d’un même miroir. Dans une tentative amoureuse au flambeau, un corps nu se jette d’une falaise, tombeau du plongeur ou passion inextinguible ? Le moment est en suspens, espace irrésolu soumis aux projections du regardant. La grâce, la chute et le rebond – ou pas, font partie du tout. Des corps portent une pierre sous la surface troublée d’un lac, émergence d’une nouvelle Atlantide ou perspective sisyphéenne d’un éboulement inévitable après une énième tentative ? L’artiste et ses acolytes apportent leur pierre à l’édifice visuel.

Benoît Barbagli est le sherpa de la montagne, il y transporte ses toiles pour que cette dernière crée. Il éloigne la muséification du corps de la femme en le rendant à la terre. Il capte l’étincelle embrasant le faisceau. Il chemine sur l’anthropocène en interrogeant les étoiles, nées du chaos.

 

Présentation par Pulchérie Galmer

90° au dessus du Feu – Hotel Winsord – Nice – Avril 2021

90° au dessus du Feu

Hotel Windsor, Nice

Benoit Barbagli

accompagné de Palam

 

 

Benoît expose dans le hall de l’hôtel Windsor, se focalisant sur un médium : le Feu. Il propose à certains membres du collectif PALAM, auquel il appartient, d’investir le jardin. Photographies, sculptures et toiles, toutes construites et exécutées en milieu naturel, comme une tentative à l’heure pour apprivoiser à nouveau ce phénomène aussi dangereux que fascinant.

 

 

Consultée catalogue d’exposition 

 

Avec des œuvres de :

Aimée Fleury  Mona Barbagli, Evan Bourgeau, Tristan Blumel

Et la participation de :

Camille French Guerra, Celia Vanhoutte, Gabriel Ferrandiz

 

 

Ce rituel performatif a eu lieux lors de la super lune du 8 mars 2020, quelque jours avant le premier confinement, venez voir le résultat à l’hotel Windsor le 29 Mai à 14h.

 

Expression d’une émotion charnelle :

Expression dune émotion charnel - E 2020 60 x 60 cm
Expression dune émotion charnel - C F 2020 60 x 60 cm
Expression dune émotion charnel - C 2020 60 x 60 cm
Expression dune émotion charnel - B 2020 60 x 60 cm
Expression dune émotion charnel - A 2020 60 x 60 cm
Expression dune émotion charnel - G 2020 60 x 60 cm
PlayPause

Aimée Fleury

Aimée Fleury, Où est le sublime, 2020

Biographie Aimée Fleury

 

Aimée Fleury est née à Paris en 1998. Ayant suivi une éducation rigoureuse dans une école jésuite non mixte, c’est toujours plus martyre qu’elle fait ses premiers pas au Pavillon Bosio, l’école d’art et de scénographie de Monaco.

Toujours plus tourmentée par une société répressive, régressive, violente, paternaliste, moralisatrice, égocentrique, expansionniste et névrotique, Aimée se construit un sanctuaire, une solitude Rilkéenne entre elle et les autres, assimilable à un no man’s land. Elle lance, tels des javelots, des œuvres toujours plus paradoxales dans cet espace de doutes, de conflits et de jugements.

C’est face à ce triste constat que l’artiste commence à aborder un travail plus atmosphérique, conceptuel et sociétal. Cherchant une esthétique de la douceur pour faire passer des appels à l’aide, sa matière première n’est autre que la substance sensible des individus qui l’entourent. Son protocole semble toujours partir d’un échantillonnage de l’agent perturbateur. Le travail trop «littéraire» qui en découle, donne à voir les contes de l’anthropocène. Vivant depuis toujours dans les paradoxes de son temps, la désolation qui en découle fait matière à la sublimation. Aussi désarmée que vous face aux images qu’elle convoque, l’artiste a pris le parti d’en rire plutôt que d’en pleurer.

Se recueillir dans une psycho à deux moteurs, faire un mouvement de retrait/fuite vers la nature et un militantisme exacerbé lui a semblé la démarche la moins futile au vu du monde qui l’entoure. Son complexe d’imposteur la freinant beaucoup, Aimée est doucement devenue une sorte de mythe par son absence.

L’état de conscience ou d’inconscience personnelle de l’artiste Aimée Fleury ayant fait défaut ces derniers temps, nous ne promettons pas son retour de façon imminente.

S’il laissait à penser que son départ fut définitif, alors nous vous tiendrions informés avant que sa cote ne monte de façon exponentielle.

Où est le sublime ?

Où est le sublime ? est une tentative de redéfinition de l’idée, une ouverture vers la contemplation d’un monde que nous détruisons. C’est une quête de réunion avec l’instinct intérieur que nous avons appris à dominer, à étouffer. Ce concept se lie bien sûr avec l’idée de la déesse immanente des mouvement Eco-féministe. Le sublime, part de chacun d’entre nous, nous lie à un éco-système qui nous dépasse, nous plonge dans l’empathie du vivant. L’oeuvre s’inscrit dans la pratique artistique globale de l’artiste Aimée Fleury. Ses Eco-manifestes ont d’ores et déjà pris la forme de manifestations individuelles en nature pour défendre le concept d’Auto-muse et de la poursuite du sublime lors du premier confinement de 2020. Utilisant le drone pour réaliser des traces photographique des action passées, la démarche est ici, tout en s’assimilant au mouvement engagé des colleuses, de faire ré-apparaître un art militant dans la sphère contemporaine institutionnalisée, de re-donner sa valeur esthétique à la lutte féministe et écologiste.

Instagram :

@aimeefleury

 

+d’info sur la pièce

Evan Bourgeau

Le feu dans le feu

2020

Evan Bourgeau et Palam

Une image mentale, une sensation réalisée.

Je ne sais plus qui est le feu, quel est le faux.

ceci est une archive d’un moment qui n’existe pas

 

Biographie :

 

 

 

 

Mona Barbagli

COLONNE DE LUMIÈRE
Tissu coton/teinture/eau, 2020, 5 m x 0,3 m.
Accrocher à un arbre cette colonne vertébrale entre ciel et terre est constituer des couleurs primaires de la synthèse additive. Ces couleurs primaires de la lumière au contact de l’eau créée aléatoirement de petits arcs-en-ciel sur les bords. Un jeu entre les couleurs de la lumière et les émotions qu’elle contacte en nous. Suspendue de manière verticale, elle bouge avec le vent, au gré des éléments.

Biographie :

Diplômée des Beaux Arts de Nantes, Mona Barbagli, traite de la question des interactions sensibles propres aux humains.
Elle relie chaque émotion ressentie à une couleur pour les décrire et utilise différents supports tel que la vidéoperformance, le tissu et la cire pour en rendre compte.

Tristan Blumel

Les initiales du mot « feu » observés au microscope poétique, pour en révéler la composition minimale. Mais la substance est instable, il nous faut être joueur, et dériver avec elle jusqu’au point d’incandescence du langage, retranscrit ici à même trois écorces issus de la tempête Alex.

F.E.U

20*10*5

poème pyrogravé sur bois

triptyque, pièce unique

2021

L’éloge amoureuse prit dans sa danse hybride, où chaleur et incertitude se succèdent, jusqu’à ce qu’il ne reste que la fumée passionnelle, et son caractère hautement volatile.

Extrait de flamme

15*20*5

poème sur papier, cadre en bois

pièce unique

2021

Biographie :

Tristan Blumel, né en 1989 en Haute-Savoie, vit et travaille à Nice, après de larges vadrouilles. Engagé dans la création qui va du jeu sur papier à la performance orale, il oeuvre sans cesse pour que la poésie ait une plus large présence dans l’espace contemporain. Son premier recueil “Le Lampadaire et la Baignoire” est publié aux éditions Abordo. Il est membre du collectif artistique niçois PALAM, dont le noeud créatif est la randonnée en nature, ainsi que du collectif de poésie actuelle La Dernière Vague, du collectif de reportage socio-poétique La Trace Des Pas,ainsi que coordinateur auprès de l’association DEL’ART.

SUJET:

Présence au monde, hybris, litres de seconde, mots.

TECHNIQUE:

Langage sur papier, bocal vocal, disjonction syntaxique, tempête

en P.E.T, paysages en trombes.

 

Une sorte de métaphore comme la (planète) terre – Paris 12 – Septembre 2015

Du 24 au 27 septembre 2015, au 71Bis rue Lamarck, 75018 Paris

Vernissage le Jeudi 24 septembre à partir de 18h

+

Performance de Tristan Blumel vendredi 25 septembre à 18h

Catalogue: ici la Terre

Ici la terre catalogue

Catalogue d’exposition

Une métaphore comme la terre catalogue

 

texte d’introduction

TADAM .. voici la Terre… la terre toute entière, le jeune homme d’un coup, d’un seul leva la cape, les cheveux encore mouillés et le nez toujours bien rouge et douloureux de la méduse qu’il s’était prise dans la figure pendant le chemin du retour. Dans la mer,  les vagues le maltraitaient déjà beaucoup, il avait bu trois fois la tasse le temps de l’expédition il nageait en hâte vers la rive et paf ! encore une vague qui lui mit la tête sous l’eau et paf ! une méduse sur le nez. « Ah!! ça fait un mal de chien » il ne cessait de répéter. Et tout ça c’était pour voir la terre.

Voir la terre entière, comme dans un tour de magie dont on ne sait pas vraiment si c’est juste un peu d’embrouille, un truc d’hypnotiseur, peut-être même de charlatan. Ou s’il se passe vraiment quelque chose, du genre on va la voir vraiment la terre ! 

Comme si habillé en cosmonaute on partait dans l’espace avec ces fusées construites au nucléaire, d’où l’on voit la terre tout en flottant, attaché à cette espèce de cordon qui nous empêche de disparaitre dans l’espace,  mais ce jeune homme c’est dans la mer qu’il flotte et pas très bien je vous l’accorde. En ce qui concerne la fusée, la sienne à la forme d’une soucoupe, et il parait que ce n’est pas avec le nucléaire mais avec la télépathie qu’elle fonctionne, mais la soucoupe c’est pour son prochain tour…

Car là c’est encore plus fort,  c’est  la terre entière qu’on va voir,  la terre entière sur la mer.

Le public en attente… La cape se lève,

C’est qu’en plus de cela il a fait ça avec une équipe, une extraordinaire équipe,

car bien sûr il faut beaucoup d’esprits pour faire voler la terre sur la mer.

Son équipe il tenait à la présenter, car il faut bien le dire c’était une sacrée équipe, et puis comme il le répète souvent : ces choses ne sont drôles seulement parce qu’on les fait à plusieurs.

Manque de bol pour la présentation, le premier de l’équipe: Félix l’aventurier a fini par vraiment le prendre le bateau, et il est quelque part entre Bali et la Malaisie, sur le ciel ou sous la mer, peut-être au sommet du Mont Kinabalu m’a-t’on soufflé. Lui son truc c’était l’organisation et puis l’énergie. Celui qui mettait le réveil à 4h30 et qui criait : debout on y va ! on doit être descendus de la montagne avant midi! Et parfois clic il prenait une photo, qu’on peut aujourd’hui apercevoir dans l’exposition ici la terre.

Dans l’expédition il y a Tom, il se lève moins tôt, mais il est indispensable sur les manips de mousquetons, assurer le bras pour ne pas qu’il cavale toute la vallée. Et Audric prêt à percer la montagne autant de fois que nécessaire pour fixer les pitons auxquels tous les quatre confient allaient confier leur vie.

Ils ont ainsi pu gravir les plus hautes montagnes des Alpes, et une autre moins haute mais tout aussi singulière où ils ont pu, bravant la neige et le vide, accrocher ce geste amoureux, ce bouquet de fleurs tendu vers le ciel au-dessus d’une terre au paysage des plus extraordinaires.

C’est donc ces quatre là, (et aussi Katia et Quentin, fin vidéaste pour la documentation) qui se sont suspendus dans le vide, perforeuse sur batterie Makita à la main, et ont percé un gros rocher un matin de janvier, scellant ce bronze  dans la montagne.

Il se trouve qu’avec Celia il avait fait déjà une tentative pour accrocher ces fleurs dans le ciel, mais la gravité les a attirées sous la mer. C’est vrai qu’il ne faut pas être très malin pour croire que lorsque qu’on saute dans le vide avec un bouquet de fleurs, elles vont rester dans les airs. Les fleurs sont légères mais subissent elles aussi la gravité, c’est Newton qui nous le dit, P=MG. et le fait d’être nu n’y change rien!

C’est pour cela qu’ils ont du trouver un stratagème pour fixer ces fleurs dans le ciel.

Le stratagème c’était cette expédition, accrocher son bras tendu en haut d’une montagne tendant des fleurs à l’immensité.

Bon…Les fleurs fanent vite et s’envolent certes, mais c’est déjà un temps plus long que celui d’un saut et puis surtout le geste reste, et puis l’histoire reste, et tous les randonneurs alpinistes avertis, pourront s’ils ont une corde et de bons mousquetons, y placer de nouvelles fleurs.

Même après avoir fixé le bras, ce que lui et son équipe n’hésitaient pas à qualifier de haute technologie poétique, il repensait au saut dans le vide fait avec Celia et il se dit: « au fond on en est sûr, quelque part on ne sait pas trop où, le bouquet il est toujours accroché dans le ciel. »

C’est ça ici la terre, le nom du premier projet. Un projet amoureux et sincère qui a pu exister grâce à une première et primordiale équipe, et à une second équipe dont l’histoire arrive bientôt.

ici la terre,

Car ce nom ici la terre, c’est quelque chose ! C’est un nom fort, qui contient un secret que je n’ai pas encore découvert ! Je sais juste que le nom vient d’un autre texte publié un peu plus tôt, soufflé par Joseph Mouton. Il est fort pour trouver les titres Joseph ! C’était à l’époque où on  essayait tous  de réparer un réseau de transmission de pensée à grande distance afin de retrouver le mémoire perdue dans la sphère des idées.

Ah ! La télépathie, ça c’est sûr, ça fonctionnait, comme un subtil équilibre entre la chose fictionnelle, la chose réelle et la chose poétique… mais ça c’est une autre histoire.

Il y a ensuite  le grand Tristan Blumel qui entre en jeu. Lui c’est un poète, lorsque  qu’il fait un spectacle on le présente comme ça :

“N’a qu’une voix mais beaucoup de mots, qu’il crache et lance au sol. Les mots s’enfuient et ne reviennent jamais. Mais Blumel s’en fout, il en a toujours plus.”

Il n’était pas là pendant l’expédition, car c’est un Bordelais. Il devait être assis à Bordeaux sur son bureau portable avec sa machine à écrire,dans une rue, et vendre des poèmes aux passants. «  Pour cinq euros je vous écris un poème ma chère ».

Il n’était pas à l’expédition mais c’est un peu comme si, car on a fait un livre ici la terre, et c’est Blumel qui l’a écrit. Qui l’a raconté à sa manière, une manière de poète en quelque sorte « En fond, il s’opère une transaction, un secret échange de douceur, entre le banal et l’extatique. » Nous dis-t’il.

J’en profite pour vous annoncer, je ne sais pas garder de secrets, Blumel sera là le vendredi 25 septembre 2015 à 18h!

Enfin c’est Diamètre qui arrive dans l’histoire, parce qu’il faut bien la mesurer la terre.

Diamètre c’est facile, vous devez avoir leur logo en haut ou en bas du texte, c’est une association.

parce qu’il fallait bien la raconter l’histoire d’Ici la Terre, Diamètre nous a trouvé un lieu dans leur belle ville de Paris, et organisé un vernissage le 24 septembre 2015 à Lamarck Caulaincourt venez nombreux !!

Dans Diamètre il y a Camille, c’est elle qui lui a proposé de raconter cette histoire et d’organiser l’exposition : super commissaire sortie tout droit de l’école du Louvre.

Il y a aussi Andy, c’est lui qui prête son appartement à Lamarck Caulaincourt et Manon et tout le reste de l’équipe.

On y presque, Jean-Pierre et Eva règlent les derniers détails logistiques, caisse en bois pour transporter les photos etc..

Lui et Celia finissent de peaufiner leur technologie poétiques, ils détiennent ensemble le secret de l’envol de la terre et deux trois autres secrets aussi, qu’ils ont mis au point sur une plage naturiste, la même où il a vu s’envoler la terre. Il paraît que sur leur dernière photo la poésie est partie en vacances, et qu’ils travaillent sur une sorte de particule de gravité poétique pour l’éthéré

TADAM la cape se lève .. allons-nous voir la terre?

Un ami trompettiste


Remerciements

à Tristan Blumel pour la mise en poésie de l’exposition par ses textes, et de sa lecture performative le 25 septembre à 18H

à Celia Vanhoutte pour sa participation aux photographies, à la construction de l’exposition.

à Camille Frasca de l’association Diamètre pour l’organisation de l’exposition, l’écriture de textes et la communication.

Nous remercions ici également les soutiens du projet Ici la terre :

à  Tom Barbagli  et Audric Galzy pour avoir gravi des montagnes suspendus dans le vide, en la perforant pour y accrocher un bras.

à Tristan Brumel pour la coréalisation de cette édition et l’écriture du texte Demeurer.

à Celia Vanhoutte , Felix Bourgeau, Morgane Mercurio,  pour les précieuses prises du vue qui ont produit nombres d’images de cette présente édition.

à Juliette Mirette, Anne-Sophie Lecharme, et Annie Vautier pour leurs corrections  Du texte ici présent.

à Joseph Mouton pour le précieux titre : ici la terre.

à Quentin Pham-van pour le film de l’expédition.

à Eva Vautier et sa galerie pour la participation à la création d’édition.

à Jean Pierre Soardi pour son aide logistique

à tous les généreux donateurs qui ont reconnu dans ce geste un acte amoureux, sincère et poétique.

Communiqué de presse : CP-Une-sorte-de-métaphore-comme-la-planète-Terre

 

 

Catalogue d’exposition:  A venir