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Ecotopia

Vidéo Vue d’atelier  – Vue des ateliers qui m’ont permis de créer les toiles d’Ecotopia

Un jeté d’encre d’une falaise sur une toile en contrebas.

La chute de l’encre et l’aspect du sol forment l’empreinte de cette terre verticale qui capte de la montagne son vertige et sa chute, son temps géologique et son espace sans limite.

La réalisation de la toile est aussi prompte que la chute d’une dizaine de mètres que mettent quelques gouttes de charbon mélangées à de l’eau.

Avant d’être une oeuvre, Ecotopia ce sont de nombreuses marches, en solitaire ou avec des amis à travers la montagne. Des nuits passées à habiter la nature, sous les étoiles, réchauffés par un feu de camp.

Des falaises escaladées des heures durant, pour qu’une fois au sommet, en seulement quelques secondes, un jeté d’encre vienne recouvrir une toile en contrebas.

Excepté la toile de lin elle-même, les matériaux qui la composent proviennent de la marche, l’encre est créée au lendemain des nuits passées dehors, avec les cendres concassées du feu de bois, auxquelles s’ajoute une sève servant de liant.

La montagne fertile donne naissance au substrat qui se dépose sur la toile, le bois qui grandit sur celle-ci devient charbon, puis encre.

Cime de notre Dame d’Amirat VI, Amirat, Alpes-Maritime Encre au charbon sur toile, 116x81 2018

Sommaire

 Annapurna (Népal)

La première marche d’Ecotopia et non des moindres, à eu lieu en 2016 au Népal, lors d’une marche solitaire autour de la chaîne d’Annapurna, le second massif de l’Himalaya.

Après plusieurs jours de préparation dans la ville de Phokara, je finis par trouver les éléments nécessaires à la création de la toile en haut du Thorong Pass : La toile de lin elle-même, un mortier, un tamis pour concasser le charbon et bien sûr l’équipement nécessaire à un trek en haute montagne.

15 jours de marches au coeur des montagnes, les toiles dans le sac, le soir chauffé feu de bois, le lendemain matin nous concassions* (tu parles d’une marche solitaire mais là tu parles au pluriel) le charbon pour en faire de l’encre. 

Mille falaises, cascades, rencontres eurent lieu durant cette marche, ceci fait (?) sera compté dans un autre livre.

Au dixième jour, j’arrivais aux basecamps du Thorong pass, à 4500m. 1000 mètres me séparaient encore du pass à 5500m, la journée devait être de 8 heures de marche, avec environ 50% d’oxygène, chaque pas était une épreuve et une jouissance à la fois.

Pour rajouter de la difficulté à cette marche éprouvante, cette drôle d’idée d’escalader le point le plus haut (?) que je trouvais pour y jeter ce charbon mélangé à un peu d’eau. 

Le groupe d’amis que j’ai rejoint deux trois jours au paravent ne pouvait m’attendre, peur d’arriver pendant la nuit, ou d’être bloqué au sommet.

Je portais avec moi depuis déjà 10 jours cette toile et des bocaux de charbon en poudre, je ne pouvais abandonner ici.

Légèrement au-dessus du High camp aux alentours de 5000m, après déjà 2 longues heures de marche, je vis une falaise qui surplombait l’ensemble de la vallée.

La toile déposée sous la falaise, j’escalade comme je peux ce grand rocher. Quelques flocons de neige commencent à tomber, les premiers depuis le début du trek, la montagne tente-t-elle de parler ?

Annapurna est pour les Népalais la demeure de Shiva. Il m’a souvent plu de penser que ces toiles capturaient quelques fragments de Shiva elle-même.

En équilibre dans le vide, seul à des kilomètres à la ronde, non sans difficulté je réussis à jeter cette encre. 

Il y a souvent dans mon ressenti un « tout ça pour ça ».  Voici une tache d’encre que j’aurais pu faire dans mon salon à 10000 kilomètres d’ici.

Mais c’est autre chose que de simple tache dans un ordre assemblée que contient cette toile. C’est même davantage que mon voyage,  ma marche, mon escalade, ma performance, c’est autre chose que mes singularités propres, ma sensibilité et mon style. C’est autre chose que moi.

Je suis un simple prétexte, le sherpa de la montagne, qui lui a apporté sa toile et son encre pour qu’elle puisse se dessiner toute seule, nous raconter tout cela au travers de son dessin.

Je replie délicatement les toiles, et continue le voyage sous la neige.

Les Aples

Ecotopia a continué en France au travers de l’escalade de montagnes du massif du Mercantour et dans les pré-Alpes du sud, non moins périlleuses.

Vision du sublime chez Kant, la montagne excède la capacité de l’esprit humain à la penser, à la représenter. C’est ainsi que le geste de l’artiste disparaît pour laisser les singularités formelles de celle-ci s’exprimer.

Dans un élan zen méditatif, elle rappelle la démarche des calligraphes qui cherchent dans leur geste le sentiment de vacuité.

Conquête performative d’un sommet, les toiles d’Ecotopia deviennent une synthèse forte entre la marche en nature, l’escalade des falaises et la montagne elle-même.

Il y a beaucoup de lieux parmi ces montagnes que je nome Ateliers, non pour les considérer comme des lieux où l’artiste maitrise le processus de production de ses oeuvres, mais bien davantage comme lieux où la montagne travaille, fait oeuvre jour après jours. Moi-même je ne fais que passer, revenir, y  vivre quelques jours.

À nouveau « je » suis un prétexte, un outil que la nature utilise comme bon lui semble pour produire ses oeuvres.

Notre-Dame d’Amirat série forme de la montagne Notre-Dame d’Amirat , Amirat, Alpes-Maritime, 2016 Caisse américaine bois noir 195x130 cm

La mer

Au bout des montagnes, la mer, en 2019  Ecotopia cherche toujours à faire parler la nature à sa place, et continue par explorer les rives rocheuses, lisière entre terre et mer. D’un geste similaire à celui de la montagne, un jeté d’encre d’un point en aplomb sur une toile déposée sur la rive s’écoule et prend l’empreinte de celle-ci.

La mer à son tour qui vient au rythme des vagues participes au dessin de la rive, le recouvre, le dilue, le violente parfois, la toile devient cette collaboration en la terre et la mer.

Dans chaque toile, il ne reste de l’artiste que son corps marchant, pénétrée par la nature l’environnant. La toile est en quelque sorte son retrait, sa disparition. Ces choix semblent importants, telle ou telle montagne, telle ou telle rives, mais ils ne sont rien. C’est la montagne, le rivage et la mer qui dessine, les artistes se retirent de l’avant poste de leurs oeuvres, ne participant, tout comme le regardeur, qu’en ce qu’ils se reconnaissent en la nature.

Paréidolie, coïncidence, les premières de ces toiles laissent inexorablement apparaitre le dessin d’une vague.

La Vague série La forme des mers, Saint-jean-Cap-Ferrat, Alpes-Maritime Encre au charbon sur toile, Tryptique, 114 x 240 cm 2019

Ecosensibilité 

Si la technique peut justement faire penser au dripping, jeté d’encre sur une toile, elle se différencie, voir s’oppose quant à ce que l’oeuvre capte. 

Alors que le drippings capte l’énergie de l’auteur, son dynamisme, sa présence, Ecotopia est davantage un retrait, pour laisser place à l’environnement. Si des traces de geste apparaissent, elles ne sont que résiduelles.

L’art moderne, a amené jusqu’à son paroxysme l’avènement de l’individu, ces qualités propres, sa différence, son ego. Même le Land Art des années 70 ne fait pas exception, l’homme dans la nature, l’homme qui sculpte la nature.

L’individu c’est ce que nous tentons de dépasser, et notre stratégie c’est la nature. Ce que fait Ecotopia, c’est considérer le corps agissant non plus comme un individu ayant ces singularités et mode d’expressions propres, mais comme partie d’un ensemble, les corps sont dans un environnement naturel, ils deviennent partie intégrante de celui-ci.

Le second défi de ce dépassement, c’est le collectif, l’écologie sans le collectif achoppe.   C’est ce vers quoi se tourne Ecotopia, et ce qu’il va tenter de construire à présent.

Forme de la Nature I Serie Forme de la nature Alpes-Maritime , Notre Dame d’Amirat , 2016 Tirage photographique 34 x 55 cm

Exposition Nouvelle Vague

L’exposition monographique de Benoit Barbagli Nouvelle Vague qui a eu lieux au Palazzo Saluzzo Paesana (500m2) de Turin du 8 avril au 21 mai 2022 curaté par Enrico Debandi à était pleinement consacrée au projet Ecotopia.

Pour avoir plus d’information sur l’exposition

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polytique
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notre dame amirat -Large_wall_in_minimal_gallery
Originale, Eclaircie, 2021, 65x 54 cmvisuel3D
Originale, Le rocher de Ponte-Leccia, 2019, 92 x 75 cmvisuel3D
uvre originale, Calme, 2021, 200 x 50 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame d Amirat, 2016, 260X190 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame damirat IV, 2018, 195 x 130cmvisuel3D
uvre originale, Eteindre le feu III, 2020, 146 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La tempte, 2018, 162 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D copie
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D
uvre originale, La voix oceanique, 2021, 180 x 285 cmvisuel3D
uvre originale, Lempreinte de Shiva, 2016, 195X130 cmvisuel3D
uvre originale, Naissance dune vague, 2021, 162x54 cmvisuel3D
uvre originale, Paysage vertical, 2019, 80 x 40 cmvisuel3D
uvre originale, Soleil Maritime, 2021, 219x92 cmvisuel3D
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Galerie photographique des œuvres

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polytique
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notre dame amirat -Large_wall_in_minimal_gallery
Originale, Eclaircie, 2021, 65x 54 cmvisuel3D
Originale, Le rocher de Ponte-Leccia, 2019, 92 x 75 cmvisuel3D
uvre originale, Calme, 2021, 200 x 50 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame d Amirat, 2016, 260X190 cmvisuel3D
uvre originale, Cime de notre Dame damirat IV, 2018, 195 x 130cmvisuel3D
uvre originale, Eteindre le feu III, 2020, 146 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La tempte, 2018, 162 x 114 cmvisuel3D
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D copie
uvre originale, La Vague , 2019, 162 x 300 cmvisuel3D
uvre originale, La voix oceanique, 2021, 180 x 285 cmvisuel3D
uvre originale, Lempreinte de Shiva, 2016, 195X130 cmvisuel3D
uvre originale, Naissance dune vague, 2021, 162x54 cmvisuel3D
uvre originale, Paysage vertical, 2019, 80 x 40 cmvisuel3D
uvre originale, Soleil Maritime, 2021, 219x92 cmvisuel3D
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Ici la terre

Ici la terre, c’est une épopée amoureuse empreinte de références romantiques, résonnant comme une ode à la nature et à la vie. C’est une expédition collective et multidisciplinaire qui rassemble six amis pour sceller au sommet d’une falaise la sculpture en bronze d’un bras tendant un véritable bouquet de fleurs.

Conquête de la montagne, du vertige, aussi bien qu’une conquête amoureuse, Ici la terre magnétise les références de la culture afin de les orienter vers la nature. Un geste militant qui s’ignore, hors du champ de vision commun, avec une balance énergétique, économique déficiente ( tout ça pour ça …) , en épousant la philosophie du copyleft (cette sculpture et son devenir ne nous appartiennent plus) , œuvrant par dessus tout à rendre gloire à la vie !

 

Voiçi la vidéo de l’expédition qui a fixé le bras dans la montagne, et déposée un bouquet de fleurs dessus :

Les tentatives

Comme une métaphore performative du projet immortalisée en une photo, sauté dans la mers avec des fleurs, tendant un bouquet de fleur pour quelques secondes dans le ciel.

Tentative amoureuse, 2014 Rade de Beaulieu, 55x89, 5 exemplaires
Expression d’une émotion amoureuse

Des fleurs qui poussent du corps. Comme une émotion indicible par les mots qui viennent traverser la peau. Recomposant le visage lui donnant la teinte d’un expression floral.

Série de 6 photographies , 60x60cm ou 70x70cm

Expression d’une émotion amoureuse VI, 2018, 70x70, 5 exemplaires
Les visites

Les expéditions qui nous ont fait choisir la montagne pour mené à bien le projet “ici la terre” nous ont fait aussi l’immortaliser au cours d’une photo pour chaque lieu visité qui immortalise cette recherche.

La Visite, 2014, 55x89 cm, 5 exemplaires

La marée de la trépidation

Epopée lyrique théinée rassemblant marins, designers, architectes, poètes, artistes post-modernes de tous bords, pour immerger une lourde métaphore: un piano sous la mer, à l’aide d’une grue flottante construite pour l’occasion, infusant une onde musicale dans les tréfonds maritimes, hommage au célèbre pianiste et plongeur  Esbjorn Svensson, qui disait puiser l’inspiration sous l’eau.

L’immersion du piano a eu lieu le 28 mai 2015, accompagnée des nombreuses performances balnéaires, canalisant l’énergie artistique envers et pour la mer.

Lors de la mise à l’eau un ce texte à été prononcé: 

Et si nos pensées, souvenirs, réflexions, sentiments, provenaient en fait, tout comme nos perceptions, de l’extérieur?
Si notre cerveaux, de nature bien différente d’une mémoire informatique, n’était absolument pas un outil de stockage mais ne serait en fait qu’un simple récepteur magnétique qui viendrait, comme nos organes perceptifs, capter nos souvenirs, sentiments, réflexions, plutôt que de les accumuler.
Sur cette planète bleue, si c’était l’eau qui la compose qui stockait notre mémoire et l’eau qui nous compose qui la réceptionnait.
L’océan en perpétuel mouvement produit notre mémoire vivante à chaque instant.
Et dans le flux et reflux, les vagues nous chantent à travers une onde que la gravité nous transmet et maintient cohérente.
Nous ouvrons ce jour grâce à cette infusion musicale, ce piano immergé, comme un vortex vers notre mémoire la plus enfouie, notre inconscient collectif.
Cela va nous permettre d’influer avec force une onde chargée d’une énergie extraordinaire qui va se répandre jusqu’au fin fond de l’océan pour assouplir sa structure et en défaire les tensions.
Pour entrer en paix.
Durant tout le temps de l’immersion du piano, l’espace devient notre esprit, et chaque geste devient émotion.

Photo document du radeau lors de sa mise à l'eau
L'infusion, 2015, 89x55 cm
Radeau de Tide of Trépidation sur les terrasse de la Villa Arson de la Villa Arson - Été 2015