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photographies,

L’art est des uns prétextes au désir, rien de plus, rien de moins,
Le point autour duquel on construit notre structure désir-plaisir, individuellement, collectivement, sexuellement, socialement.
Chez Fluxus, Robert Filliou nous dit « L’art sert à rendre la vie plus intéressante que l’art ».
J’aime cette phrase mais je décalerai le point de focalisation de l’art à la vie, quelque chose comme ça : « La vie c’est tout, l’art c’est le prétexte, » c’est l’huile, la technique, le moteur.
Prétexte, à apprendre, à construire, à expérimenter, à désirer.
Pour la photographie, il ne s’agit pas de capturer la vie en photo et de dire, regardez, voici une trace de vie, voici une trace d’amour. Il ne s’agit pas non plus d’être iconoclaste, de la nier en disant l’image est à délaisser, l’intérêt et ailleurs. Elle agit comme un prétexte, la photo stimule la situation, la produit parfois, aiguise le désir, le contraint et le sculpte.
Ouverture focale, temps d’exposition, sensibilité, cadrage, instant parfait, apparaissent comme bien secondaires, sinon une nouvelle fois comme motif car la question n’est plus tout à fait la photo mais la vie qu’elle participe à faire jaillir.